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Castelsarrasin. David Zamuner : “On devait écrire une belle histoire”

Le moral des encadrants des équipes junior et cadet de l’entente rugby Castelsarrasin – Moissac est en berne. “À cause du Covid, nos effectifs ont fondu. De nombreux jeunes n’ont pas repris de licence en septembre, d’autres sont inscrits et ne sont pas venus. Tous nous ont affirmé que la situation sanitaire en est la cause, pour eux ou parce que quelqu’un dans leur entourage est personne à risque. Et ça s’entend”, regrette David Zamuner, responsable de la formation des U6 aux U16, l’œil rivé sur l’entraînement des cadets au terrain de Marchès. Les encadrants des cadets, Raphaël Limousin, Pierre Delluc, Florian Riquet (entraîneurs), Serge Vogel et Bruno Jérôme (soigneurs), assistés du talonneur de l’équipe première Pellow Van der Westhuizen, et ceux des juniors Cédric Pannebiau, Lilian Laborie (entraîneurs), Roland Gibert et Bernard Azan (soigneurs), doivent s’organiser avec des contraintes sanitaires fortes. “La fédération a établi six protocoles sanitaires. Après le confinement de l’automne, nous avons redémarré directement au stade 3. Ce qui veut dire qu’il ne faut pas de contacts, les entraînements se déroulent par groupes de neuf joueurs, séparés de 2 mètres les uns des autres. Il n’y a pas de vestiaires, pas de douche, les entraînements sont limités à 45 minutes, les parents ne peuvent pas rester au bord du terrain”, déplorent-ils. “Aujourd’hui sur le terrain, nous avons les plus passionné. Et ce sont eux qui nous encouragent à venir. Mais jusqu’où va aller la passion ? Nous sommes suspendus aux décisions gouvernementales. Si on doit encore avoir une interruption, il n’est pas sûr que l’on reparte. Il y aura trop de casse”, craignent-ils. “Nous n’avons disputé que deux matchs en octobre alors que nous avons repris les entraînements dès la mi-août.

Les enfants viennent pour jouer au rugby, faire des matchs. Ce manque de compétition est le problème principal. La motivation est en baisse. L’an dernier, la fin de saison prématurée nous a privés de phases finales. C’était un cadeau pour cette génération qu’on attendait. Ces résultats nous ont permis cette saison d’être sélectionnés directement au niveau national sans passer par les brassages, mais on n’en profite pas. C’est dommage car ces jeunes sont demandeurs, aiment se retrouver entre copains autour du ballon. On devait écrire la belle histoire de cette équipe dans laquelle il n’y a pas de Castelsarrasinois ou de Moissagais mais des amis qui jouent au rugby”, regrette David Zamuner, qui pointe également du doigt un autre problème. “Moissac et Castelsarrasin sont deux villes au gros passé rugbystique. Pourtant nous avons du mal à recruter des jeunes. Le contexte du rugby dans son ensemble devient inquiétant. Il faut espérer de bons résultats à venir de notre vitrine, le XV de France, aux prochains Tournois des 6 Nations et à la Coupe du Monde 2023 en France pour nous aider à étoffer nos effectifs”, explique le responsable de la formation.

David Zamuner : “Avec la Covid, nos effectifs ont fondu”

ESSENTIEL

La crise sanitaire impacte gravement le déroulement des saisons sportives. Les jeunes rugbymen de l’entente Castelsarrasin/Moissac sont en manque de compétition et l’incertitude affecte leur motivation.

Le moral des encadrants des équipes junior et cadet de l’entente rugby Castelsarrasin/Moissac est en berne. “À cause du Covid, nos effectifs ont fondu. De nombreux jeunes n’ont pas repris de licence en septembre, d’autres sont inscrits et ne sont pas venus. Tous nous ont affirmé que la situation sanitaire en est la cause, pour eux ou parce que quelqu’un dans leur entourage est personne à risque. Et ça s’entend”, regrette David Zamuner, responsable de la formation des U6 aux U16, l’œil rivé sur l’entraînement des cadets au terrain de Marchès. Les encadrants des cadets, Raphaël Limousin, Pierre Delluc, Florian Riquet (entraîneurs), Serge Vogel et Bruno Jérôme (soigneurs), assistés du talonneur de l’équipe première Pellow Van der Westhuizen, et ceux des juniors Cédric Pannebiau, Lilian Laborie (entraîneurs), Roland Gibert et Bernard Azan (soigneurs), doivent s’organiser avec des contraintes sanitaires fortes. “La fédération a établi six protocoles sanitaires. Après le confinement de l’automne, nous avons redémarré directement au stade 3. Ce qui veut dire qu’il ne faut pas de contacts, les entraînements se déroulent par groupes de neuf joueurs, séparés de 2 mètres les uns des autres. Il n’y a pas de vestiaires, pas de douche, les entraînements sont limités à 45 minutes, les parents ne peuvent pas rester au bord du terrain”, déplorent-ils. “Aujourd’hui sur le terrain, nous avons les plus passionnés. Et ce sont eux qui nous encouragent à venir. Mais jusqu’où va aller la passion ? Nous sommes suspendus aux décisions gouvernementales. Si on doit encore avoir une interruption, il n’est pas sûr que l’on reparte. Il y aura trop de casse”, craignent-ils. “Nous n’avons disputé que deux matchs en octobre alors que nous avons repris les entraînements dès la mi-août.

Les enfants viennent pour jouer au rugby, faire des matchs. Ce manque de compétition est le problème principal. La motivation est en baisse. L’an dernier, la fin de saison prématurée nous a privés de phases finales. C’était un cadeau pour cette génération qu’on attendait. Ces résultats nous ont permis cette saison d’être sélectionnés directement au niveau national sans passer par les brassages, mais on n’en profite pas. C’est dommage car ces jeunes sont demandeurs, aiment se retrouver entre copains autour du ballon. On devait écrire la belle histoire de cette équipe dans laquelle il n’y a pas de Castelsarrasinois ou de Moissagais mais des amis qui jouent au rugby”, regrette David Zamuner, qui pointe également du doigt un autre problème. “Moissac et Castelsarrasin sont deux villes au gros passé rugbystique. Pourtant nous avons du mal à recruter des jeunes. Le contexte du rugby dans son ensemble devient inquiétant. Il faut espérer de bons résultats à venir de notre vitrine, le XV de France, aux prochains Tournois des 6 Nations et à la Coupe du Monde 2023 en France pour nous aider à étoffer nos effectifs”, explique le responsable de la formation.

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