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Espoirs : Deux Sud-Africains en renfort

l’essentiel
L’Ă©quipe U22 du SUA, plus communĂ©ment appelĂ©e l’Ă©quipe Espoirs, a reçu rĂ©cemment le renfort de deux joueurs en provenance de l’Afrique du Sud. Nous les avons rencontrĂ©s.

Lorsque, par une froide soirĂ©e de dĂ©cembre 2019, quelques supporters dĂ©couvrirent l’équipe B des jeunes Barbarians Springboks venue se mesurer aux juniors Crabos du SUA encore aurĂ©olĂ©s de leur titre de finalistes du championnat de France, ils n’imaginaient pas en retrouver avec les Espoirs. Julien Guiard quant Ă  lui avait repĂ©rĂ© deux Ă©lĂ©ments particuliĂšrement convaincants : le pilier gauche Eadin Layzel et le trois-quarts centre Jooste Nel. Le pilier Ă©tait mĂȘme revenu pendant quelques jours. Et il avait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© qu’ils passeraient leur bac en Afrique du Sud (en dĂ©cembre 2020) avant de venir Ă©ventuellement Ă  Agen.

Jooste Nel (centre de 1,82 m et 100 kg) est arrivé à Agen le 6 janvier et le pilier Eadin Layzel (1,79 m, 116 kg) le 11, ils sont tous deux hébergés au centre de formation.

Pourquoi Agen ?

Tout s’est passĂ© comme prĂ©vu et les deux jeunes sont au club, scolarisĂ©s au lycĂ©e Bernard-Palissy en BTS Bio qualitĂ©. DĂ©sormais licenciĂ©s Ă  la FFR, ils seront amenĂ©s Ă  jouer en Ă©quipe Espoirs les prochains matchs et pourquoi pas contre l’UBB si la Covid le veut bien.

Le match de 2019 s’était bien passĂ©. Les Sud-Africains managĂ©s par deux anciens joueurs ayant opĂ©rĂ© en France avaient concĂ©dĂ© un match nul. Mais la soirĂ©e s’était poursuivie au siĂšge de l’association avec un repas pris en commun et enfin la dĂ©couverte de la troisiĂšme mi-temps Ă  la française à
 L’IndĂ© !

GrĂące Ă  Julien Guiard, devenu interprĂšte pour quelques minutes, nos lecteurs peuvent faire la connaissance de ces deux jeunes et dĂ©couvrir pourquoi ils ont choisi Agen. C’est Jooste qui s’y colle : “J’ai toujours rĂȘvĂ© de jouer Ă  l’étranger et plus particuliĂšrement en France. Lorsque je suis venu faire le match Ă  Agen, j’ai dĂ©couvert des infrastructures, le terrain synthĂ©tique, tout le monde habillĂ© en bleu et le repas. J’ai Ă©tĂ© trĂšs impressionnĂ©, cela m’a donnĂ© envie de revenir”.

Eadin Layzel quant Ă  lui Ă©tait revenu la semaine suivante pour quelques tests. “J’avais mangĂ© avec les joueurs, on avait beaucoup discutĂ©. J’ai eu envie de revenir, et me voilĂ  !”

Le match en lui-mĂȘme avait Ă©tĂ© trĂšs disputĂ© (12 Ă  12 avec deux essais de part et d’autre). Le pilier en garde un souvenir bien prĂ©cis : “J’avais dominĂ© mon adversaire direct mais collectivement, la mĂȘlĂ©e agenaise Ă©tait meilleure”.

Pour le moment, les deux jeunes ont dĂ» se contenter d’entraĂźnements mais dĂ©jĂ  ils mesurent la diffĂ©rence entre les deux rugbys : “En Afrique du Sud, on ne joue qu’à l’école, on ne connaĂźt pas la notion de club comme ici. Les entraĂźnements ici semblent beaucoup plus intenses. En Afrique du Sud, on ne travaille que la dĂ©fense collective, ici on travaille aussi le un contre un et on essaie de retrouver l’intensitĂ© des matchs”. Le pilier Eadin apporte une petite prĂ©cision : “Ici, on s’entraĂźne beaucoup plus mais on ne peut pas comparer, au lycĂ©e lĂ -bas, on ne s’entraĂźne qu’en fin de journĂ©e et on n’a pas des horaires amĂ©nagĂ©s comme ici. Le championnat est trĂšs court, il concerne surtout les UniversitĂ©s. II y a donc peu d’équipes et on rencontre souvent les mĂȘmes”.

Changement de culture au rugby et Ă  l’Ă©cole !

Inscrits au lycĂ©e Bernard-Palissy, nos deux jeunes ont surtout remarquĂ© l’absence d’uniforme car pour eux, qui ont un bac gĂ©nĂ©ral, il y a de nombreuses similitudes entre les enseignements des deux pays. Il leur reste pourtant Ă  apprendre le français, le club leur offrant des cours presque particuliers. Actuellement ils sont en convention avec l’Association en attendant d’intĂ©grer le centre de formation avec comme objectif final le rugby professionnel avec le
 SUA.

En attendant, il y a la sĂ©paration avec la famille, Jooste Nel s’exprime le premier : “Ma famille a Ă©tĂ© ravie de la chance qu’Agen m’offre l’occasion de dĂ©couvrir autre chose mais c’est un peu difficile”. Eadin le pilier partage tout Ă  fait le point de vue de son ami : “C’est souvent dur, mais l’aventure est passionnante et vaut le coup d’ĂȘtre vĂ©cue”.

Si on leur demande ce qu’ils connaissent du rugby français, le chauvinisme franco-français en prend un coup. En fait ils ne connaissent que les Sud-Africains qui jouent en Top 14 : Kolbe, Du Plessis et quelques autres.

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