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Mirande. Laterrade, président de l’Entente Astarac-Bigorre XV : “Besoin de tous nous retrouver”

Président emblématique de l’Entente Astarac-Bigorre XV, Alain Laterrade est aussi le correspondant secteur Gers-Hautes-Pyrénées des clubs de divisions fédérales pour la Ligue Occitanie.

Sevré de rugby depuis fin octobre, il aspire avec son club de l’Entente à vivre une fin de saison modifiée sportivement… mais post-pandémie. Le but sera surtout de se retrouver.

Alain Laterrade, comment vivez-vous ces semaines sans rugby du côté de l’EAB XV ?

On ne fait que des entraînements le samedi et c’est difficile de jouer au rugby avec un rythme pareil. Tout le monde a envie de jouer, tout le monde bout d’impatience, les joueurs sont entre 30 et 40 à venir le samedi en respectant les gestes barrières, mais il faut beaucoup plus que ça. Henry Broncan et son staff essaient de maintenir un lien sportif et ça se passe très bien. Au moins, cette pandémie nous aura permis de récupérer tous les blessés mais voilà, nous sommes tous dans l’attente. La Fédérale 2 c’est avant tout du rugby amateur. Le rugby est une passion, un partage, le rendez-vous des copains et des générations. Tout ça n’existe pas. La visioconférence c’est très bien pour échanger, se projeter sur des jours meilleurs, mais ce n’est définitivement pas la culture de notre sport.

Comment voyez-vous cette fin de saison avec cette reprise envisagée le 14 mars ?

Nous sommes tous dépendants du gouvernement y compris la FFR. Même si la Fédération veut à tout prix tenir cette activité-là, ce n’est pas elle qui prend les décisions. Si notre gouvernement continue, le couvre-feu voire va aller vers un confinement emménagé, le championnat ne reprendra pas. Si la date du 15 mars est repoussée, le championnat sera plié, du moins sous cette forme-là. Derrière, il faut imaginer les plans B et C. Si la vaccination s’accélère, si la pandémie descend, automatiquement, cela pourra nous permettre de reprendre peut-être en avril le chemin du stade, et il faut savoir qu’à l’heure actuelle la Fédération ou la Ligue d’Occitanie réfléchissent à une coupe de la ligue ou de la fédération pour le fait que mai-juin soit consacré au rugby. Cela nous permettrait de refaire du rugby, de ramener beaucoup de monde au stade. Il est interdit pour les clubs de jouer devant des banquettes vides car nos recettes c’est la buvette, les repas, les entrées, des tombolas, etc. Comment remercier tous nos partenaires avec uniquement 5-6 matchs joués ? Si on pouvait ajouter encore huit matchs, nous pourrions amortir les dégâts de la pandémie.

Sportivement, imaginer des montées, des descentes paraît un peu délicat…

Tout est compliqué, moi personnellement, je ne vois pas comment octroyer des droits de montée et malheureusement des descentes à certains alors que le championnat est faussé par la pandémie. Nous avons vécu d’espérance folle en croyant à la reprise du championnat, mais, bon, aujourd’hui nous allons savoir la vérité très rapidement. Il faudra une nouvelle fois s’adapter comme sur l’ensemble de cette saison en fait. Les présidents de club veulent savoir où on va.

La reprise passera par quoi ?

Pour imaginer une reprise, il faut au minimum un mois d’entraînement, trois fois par semaine, car les règles sont telles que le rugby est plus rapide et dynamique, les chocs sont plus présents, le jeu est plus clair mais le défi est beaucoup plus important. Aujourd’hui le rugby pratiqué n’est pas que dans le contournement. Nous rêvons de faire deux mois de rugby pour se retrouver tous ensemble avec des derbys, si possible, pour remplir notre stade et ceux ou nous irons jouer, car après cet évènement on a tous besoin de nous retrouver : dirigeants, supporters, partenaires, joueurs, éducateurs… l’adversité que l’on peut avoir sur un terrain n’est qu’une adversité sportive. Le plaisir, cela sera très important.

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