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Nationale : Narbonne a l’amour de la gagne

l’essentiel
Le Racing a dû s’employer pour venir à bout d’Aubenas (20-16), une lanterne rouge accrocheuse. La différence s’est faite en mêlée où les avants audois ont été dominateurs. Narbonne enchaîne une cinquième victoire consécutive.

Le stade Dugradus d’Aubenas n’est pas l’endroit idéal pour cueillir des roses un jour de Saint-Valentin. Un bourbier, un traquenard… Bref, tout sauf un cadeau pour Narbonne.

L’avis est unanime. Il y a quelques semaines, le RCN aurait perdu ce style de match. Cette fois, il le gagne, preuve, s’il en fallait une, qu’il est un candidat crédible aux phases finales. On peut dire et écrire que le huis clos l’a bien aidé, notamment sur cette fin bouillante où l’absence de supporters le long de la main courante s’est fait ressentir, logiquement. Tant mieux pour le Racing dont la mêlée a été encore une fois irrésistible, hier. La rencontre a été longtemps indécise, équilibrée, brouillonne. Léo Griffoul manque une première pénalité dans ses cordes et Pierre Chastaing, l’ancien de la maison, enquille (3-0, 10e).

Conquête XXL

Fébrile, Narbonne n’y est pas, fait l’essuie-glace et se retrouve pris à la gorge, sans réussir à se créer le moindre décalage. Le Racing se heurte à une défense agressive et bien en place d’Aubenas. Boris Goutard, à la corne, tente bien de mettre son équipe en ordre de marche mais, toujours, un petit en-avant, un mauvais choix, une approximation. Aubenas fait feu de tout bois et Léo Griffoul est mis sous pression, sous les feux des chandelles. Bienvenue en Ardèche ! Narbonne manque de solutions quand Chastaing score (6-0, 19e). Les vieux démons sont de retour et le RCN déjoue. Heureusement, et comme souvent depuis le début de l’année, ce Racing sait voyager. Grâce à son pack conquérant, bien sûr. Il faut alors toute la puissance du huit de devant narbonnais pour remettre de l’ordre dans la maison du RCN : un maul avance sur 15 m, puis un second, et Léo Griffoul score à deux reprises juste avant la pause (6-6, 37e). Devant, Sylvain Abadie, à gauche de la première ligne, inflige un supplice à son vis-à-vis quand, au plus mauvais moment, Christopher Kaiser se rend coupable d’une faute d’antijeu (carton jaune).

Tout est compliqué et Léo Griffoul, décidément, manque sa deuxième pénalité des 25 m. Brouillon, avec un jeu au pied déficient, le Racing va donc insister devant, dans le petit périmètre, où il excelle. Il enchaîne les pénaltouches, les mauls et c’est Jordan Rochier qui passe, enfin (6-13, 50e). Pas serein pour autant, Narbonne s’expose encore (9-13), Goutard envoie sa pénaltouche directement en ballon mort à deux reprises, Dumoulin se rend coupable d’un en-avant volontaire… Plus de peur que de mal, Elandre Huggett, à peine entré, est à la conclusion de plusieurs pick and go dans l’axe (9-20, 63e). La fin est bouillante. La furia est locale. Aubenas provoque. Narbonne s’agace. Et les locaux marquent dans le money time (16-20).

Le Racing gagne, enchaîne une cinquième victoire consécutive… Mais on a connu Saint-Valentin plus sereine.

“On a franchi une étape” 

Auteur d’un gros match, à l’image de son paquet d’avants, le pilier droit du Racing, Pascal Cotet, livre ses impressions. Tout comme l’entraîneur du RCN, Patrick Pézery et le troisième ligne, Julien Dumoulin.

« C’est vrai que ça a été très compliqué. Par expérience je savais que ça allait être difficile, ici. On est tombé sur une équipe accrocheuse et on s’est un peu endormi. On n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. On a essayé de se resserrer devant et on a pris le jeu à notre compte. On a alors pris nos distances mais en bataillant dur. Cette équipe d’Aubenas a beaucoup de cœur. C’est très compliqué de jouer chez elle, c’est clair. On gagne, c’est le principal. On a un autre gros match à l’extérieur à préparer contre Blagnac (qui a gagné à Suresnes 18 à 14 ndlr). Il y a du boulot pour réussir ce bloc de matchs. On a été pas mal en conquête, oui. On s’était dit que si on y arrivait on pouvait faire la différence sur ce secteur. On a bien travaillé la mêlée, la touche et ça fait un moment qu’il y a du mieux. En début de saison, on aurait peut-être perdu ce match à la fin. On a gagné à l’expérience, sans trop paniquer. À l’avenir, on va devoir faire moins de fautes et apprendre de nos erreurs. Après une victoire, c’est plus facile. »

« On retiendra la victoire mais elle est insuffisante notamment car on doit produire mieux que ça. C’est une victoire importante mais il y a pas mal de travail dans de nombreux domaines. On n’a pas respecté le jeu qu’on voulait mettre en place. On les a maintenus dans le score et ils se sont nourris de nos fautes. L’ensemble du pack est à féliciter, à la fois sur la mêlée, les ballons portés. Ils ont bien fait le job. Blagnac dimanche prochain ? Ce sera encore plus dur. On passe un niveau supplémentaire dans l’exigence et il faudra être à un autre niveau que celui-là. »

« On s’était mis dans la tête, je pense, que le match allait être plus facile. Au final, on a vu qu’il y a eu des manques qu’on va devoir rectifier. Il n’y a rien d’alarmant. On s’est fait peur mais on a gagné. On a franchi une étape. On est moins stressé, plus serein qu’en début de saison. »

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