in

“Pancho” est toujours en 1re ligne

l’essentiel
Il y a des rugbymen qui ont atteint la notoriĂ©tĂ© en Ă©tant internationaux. Les Audois qui sont parvenus Ă  tutoyer les sommets en portant le maillot de l’équipe de France sont d’ailleurs nombreux. Mais il en est d’autres qui sont devenus très populaires en raison de leur longĂ©vitĂ© en tant que joueur, et surtout de leur action au sein de la “maison Rugby” une fois les crampons raccrochĂ©s. C’est le cas d’Alain Palausse surnommĂ© “Pancho”.

Une impressionnante carrière de joueur. Cinquante-neuf ans au service du rugby. Qui dit mieux ? Notre ami Alain Palausse, que tout le monde surnomme affectueusement “Pancho”, a enfilĂ© son premier maillot en 1962 avec les cadets du RO Castelnaudary puisqu’à l’époque les Ă©coles de rugby Ă©taient très rares. C’est sous la houlette d’Etienne Vergès, une cĂ©lĂ©britĂ© rugbystique chaurienne (l’un des terrains du complexe sportif de la Giraille porte d’ailleurs son nom), que celui qui ne portait pas encore les moustaches qui l’ont rendu cĂ©lèbre, a chaussĂ© ses premiers crampons. La grande aventure commençait et elle se poursuit encore aujourd’hui.

En 2002, Ă  54 ans, Alain Palausse n’hĂ©sitait pas Ă  enfiler encore le maillot n° 3 de l’US Villeneuve-la-Comptal. Son extraordinaire tenue en mĂŞlĂ©e sur le difficile cĂ´tĂ© droit, qui lui avait Ă©tĂ© inculquĂ©e par Aldo Quaglio (*) Ă  Lavelanet, faisait encore des ravages malgrĂ© son âge. “Pancho” est l’un des rares joueurs Ă  pouvoir se vanter d’avoir opĂ©rĂ© Ă  tous les Ă©tages du rugby, de la 4e sĂ©rie Ă  la 1re division, “Ă  un poste et Ă  des Ă©poques oĂą tu finissais les rencontres plutĂ´t mâchĂ©s et souvent marquĂ©”, souligne l’intĂ©ressĂ©.

Après les cadets, Alain tout naturellement intĂ©gra les juniors du Roc et Ă  l’âge de 18 ans tout juste, en 1966, il disputa le match de la montĂ©e en 3e division avec l’équipe première. Match perdu Ă  EspĂ©raza face Ă  Prades. Cette prĂ©cocitĂ© lui valut d’être recrutĂ© par les juniors Reichel du RC Narbonnais. Ă€ son retour du service militaire effectuĂ© en Allemagne, “Pancho” signa Ă  nouveau au Roc oĂą il resta jusqu’en 1974, l’annĂ©e du seul titre de champion de France de son club formateur. BlessĂ©, il ne put malheureusement pas disputer la finale.

Lors de la saison 1974-1975, Alain Palausse fut recrutĂ© par le club de Lavelanet oĂą il Ă©volua dans la fameuse Ă©quipe d’alors, avec les Tafine, Lanes, Roumieu, les frères Merlos, Dispagne et le père de Fabien Barthez. Que du beau monde et un pack redoutable… et très redoutĂ©. Des dĂ©buts compliquĂ©s en Ă©quipe fanion en 1976 lors d’un dĂ©placement Ă  AimĂ©-Giral pour y affronter l’Usap avec en face de lui un certain Jean-Claude Ros. Fort heureusement, en cours de rencontre, l’Usapiste reconnut celui qu’il avait cĂ´toyĂ© en Reichel Ă  Narbonne et ainsi, Alain Palausse fut l’un des rares piliers des annĂ©es 1970-1980 Ă  jouer sur la pelouse catalane sans subir la fameuse “Ouillade”.

La saison 1979-1980 vit le retour de celui que l’on appelait aux quatre coins de l’Hexagone du rugby, “le moustachu de Castelnaudary”, dans son club d’origine. “Neuf saisons merveilleuses souligne Alain, ponctuĂ©es d’une finale de 2e division en 1988 et l’accession en groupe B.” Au cours de toutes ces annĂ©es, bien calĂ© Ă  droite de la mĂŞlĂ©e, il affronta les meilleurs: Vaquerin, Etcheverry, Paparamborde pour ne citer qu’eux.

Avec le recul, Alain dĂ©clare aujourd’hui que de toutes ces rencontres, dont certaines fort houleuses, il n’avait gardĂ© que des bons souvenirs et surtout qu’il avait gardĂ© de très nombreux amis parmi ses adversaires. Il y eut bien quelques relations sulfureuses avec le corps arbitral, mais “Pancho” assure que cela appartient au passĂ©. Aujourd’hui, en sa qualitĂ© de prĂ©sident du CD 11, il dĂ©fend bec et ongles les arbitres.

Le docteur es-mêlée a terminé sa longue carrière de joueur à l’US Villeneuve-la-Comptal, le club de son village. Et là, malgré le poids des ans, il disputa trois finales régionales, dont l’une ponctuée d’un bouclier en 1991, ainsi que deux finales nationales, l’une perdue en 1991 et enfin, son premier et unique titre de champion de France obtenu lors de la saison 1992.

Éducateur et entraîneur.

MĂŞme s’il enfilait encore la tunique “orange et noire” avec le n° 3 dans le dos, une nouvelle aventure dĂ©buta en 1991 avec la crĂ©ation de l’école de rugby de Villeneuve. Plus de quinze personnes, dont beaucoup de joueurs villeneuvois, attaquèrent la formation d’éducateur cette annĂ©e-lĂ . 85 gamins venaient chaque semaine fouler la pelouse du stade des Cinq Coins, puisque l’actuel stade municipal n’était pas encore construit. La saison 1993-1994 vit la naissance du RELM (Rugby Educatif Lauragais Malepère). Bien entendu, Alain Palausse, fut l’un des principaux acteurs, de la crĂ©ation de l’école villeneuvoise, puis de celle du RELM.

Toujours au service du rugby.

Nous le savons, “Pancho” est plutĂ´t Ă  l’aise en première ligne. Du poste de pilier Ă  celui de prĂ©sident du comitĂ© de l’Aude de Rugby qu’il occupe aujourd’hui, il n’a jamais hĂ©sitĂ© Ă  passer devant. Éducateur auprès des plus je-unes, il a Ă©galement entraĂ®nĂ© l’US Villeneuve-la-Comptal avant de devenir prĂ©sident de ce club. Éducateur, entraĂ®neur, dirigeant et intervenant dans les Ă©coles primaires… Alain est toujours restĂ© au service de son sport. Son Ă©lection Ă  la tĂŞte du comitĂ© dĂ©partemental de rugby n’a Ă©tĂ© une surprise pour personne.

Actif président du comité départemental de rugby à XV.

Les chantiers sont nombreux et Alain Palausse se dĂ©pense sans compter au sein du comitĂ© audois. Mais malgrĂ© ses importantes fonctions, il continue Ă  payer de sa personne sur les terrains en Ă©tant prĂ©sent avec le groupe qui anime le “baby-rugby” et Ă©galement en dirigeant chaque semaine les sĂ©ances de rugby Ă  5 sur le terrain villeneuvois. Il faut dire qu’il est l’un des rares prĂ©sidents de comitĂ© Ă  avoir une dĂ©lĂ©gation au sein de la Ligue d’Occitanie de rugby, et devinez laquelle ? Celle du rugby Ă  5 dont il est devenu un farouche dĂ©fenseur et l’un des principaux leaders. Avec son sourire malicieux en partie dissimulĂ© par ses bacchantes, “Pancho” n’hĂ©site pas Ă  dire : “C’est plus facile que de pousser dans les mĂŞlĂ©es de l’époque”. Une question reste posĂ©e : mais oĂą Alain trouve-t-il le temps de fait tout ça ? Si certains s’ennuient Ă  la retraite…

Sport sans contact, le rugby Ă  5 risque de tout renverser sur son passage. Page 2/4

la mixitĂ©, l’inter associations (sportives ou autres), voire l’inter villages, dans ce cas une dĂ©claration Ă  la FFR pour la journĂ©e est nĂ©cessaire. Certains organisent le tournoi des “partenaires du club” avec des Ă©quipe de 5 composĂ©es des familles, du personnel, des amis et un joueur du club qui parraine et joue. (DĂ©claration Ă  la FFR pour la journĂ©e). Enfin, celui qui rencontre un beau succès, “les Ă©quipes fĂ©minines loisirs”. Celles qui dĂ©sirent dĂ©couvrir le rugby et choisissent de commencer par ce rugby Ă  toucher, sans chocs, sans combat, accessible Ă  toutes, (sans distinction d’âge, sans distinction de vĂ©cu sportif, sans distinction de projet).Une rampe intĂ©ressante vers une pratique soit “de loisir” soit plus tard de “compĂ©tition”. (20 euros pour l’annĂ©e). En Lauragais, dĂ©jĂ  plus de vingt personnes ont signĂ© une licence pour le 5 au sein de l’U.S.Villeneuve-la-Comptal. MĂŞme si “la championnite”, est le dernier des soucis des joueuses et des joueurs du “5”, le club ce l’Ouest Audois est fermement dĂ©cidĂ© Ă  faire de ce Rugby loisir une pratique bien structurĂ©e et pĂ©renne. D’ailleurs, un grand projet qui a d’ores et dĂ©jĂ  reçu l’aval des maires de Castelnaudary et Villeneuve-la-Comptal, va bientĂ´t voir le jour. Le ROC et l’USV associĂ©s dans un pĂ´le sport qui proposera toutes les formes, ou presque, de rugby. Cinq terrains seront alors Ă  la disposition des licenciĂ©s avec une U.S.V qui gèrera l’école de rugby jusqu’à la catĂ©gorie minime et le rugby loisir et sa filière “rugby Ă  5” destinĂ©e aux femmes comme aux hommes. De son cĂ´tĂ©, le R.O.C poursuivra sa gestion des cadets, des juniors et des seniors en rugby Ă  XV, dans les diverses compĂ©titions. Ne dit-on pas que l’union fait la force ?

-LE RUGBY SANTE POUR LUTTER CONTRE LA SEDENTATITE :

La Ligue d’Occitanie de Rugby a instaurĂ© une commission chargĂ©e d’accompagner les clubs dans la crĂ©ation de sections “Rugby SantĂ©”. Le docteur Jean Pous, Ă©lu de la L.O.R a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© pour prendre en charge le rugby santĂ©. Deux possibilitĂ©s sont offertes : “La prĂ©vention primaire”, accessible Ă  tous les clubs et qui

…/…

Laurent Soffiati ne fait que répéter…(suite)

…”Il m’aura fallu tomber d’un toit, pour saisir, que je disposais lĂ , sous les yeux, d’un rĂ©seau de chemins campagnards, ouverts sur le mystère, baignĂ©s de purs silences (…). Il Ă©tait temps de traverser la France Ă  pied, sur les chemins noirs..”. ClouĂ© au lit par cette chute (un soir un peu trop arrosĂ© sans doute), l’écrivain dĂ©cide de voyager. Et nous voilĂ  embarquĂ©s avec lui, grâce Ă  Laurent Soffiati.

Pendant que d’autres rĂŞvent de rentrer dans l’Histoire, on suit Sylvain Tesson, Laurent Soffiati et RĂ©mi Bichet se perdre dans la gĂ©ographie…

En temps que metteur en scène, Laurent Soffiati a notamment crĂ©Ă© “Et je suis restĂ© debout” sur la vie et l’œuvre de JoĂ« Bousquet (2016), et “Cours Toujours”, texte autobiographique (2018).

Il intervient Ă©galement dans les Ă©coles, lycĂ©es et collèges, Ă  Bram notamment, oĂą tout a commencĂ©, sur les planches de l’ancien “IdĂ©al CinĂ©ma”, d’oĂą le nom de sa compagnie…

En temps qu’acteur de cinĂ©ma, on le voit Ă  l’écran dans une vingtaine de films : “Pas de repos pour les braves” d’Alain Guiraudie, “Le Pont des Arts”, d’Eugène Green, “La mer Ă  boire” et “Les liens du sang” de Jacques Maillot, “Le Redoutable” de Michel Hazanavicius…, dans des tĂ©lĂ©films aussi : Crime Ă  Aigues-Mortes, Profilage, Alice Nevers…). Sur les planches, il a jouĂ© dans de nombreuses pièces, celles de Feydeau, Shakespeare, Lagarce… Tartarin de Tarascon (mis en scène par JĂ©rĂ´me Savary…).

GĂ©rard Cathala

(*) On devrait retrouver Laurent Soffiati, en mars prochain, pour la crĂ©ation de “Sur les Chemins noirs” au Théâtre dans les Vignes, Ă  Couffoulens, et en mai au Théâtre des Trois Ponts, Ă  Castelnaudary. Et ailleurs sans doute, oĂą les mots de Tesson le mèneront…

De pilier droit en 1962 à président du CD 11 en 2021, Alain Palausse est toujours resté en 1ère ligne. 3/3 .

…/… Page 3/3

EDUCATEUR ET ENTRAINEUR :

Même s’il enfilait encore la tunique orange et noire avec le n° 3 dans le dos, une nouvelle aventure débuta en 1991 avec la création de l’école de rugby de Villeneuve. Plus de quinze personnes, dont beaucoup de joueurs villeneuvois, attaquèrent la formation d’éducateur cette année là. 85 gamins venaient chaque semaine fouler la pelouse du stade des 5 coins, puisque l’actuel stade municipal n’était pas encore construit. La saison 1993-1994 vit la naissance du RELM (Rugby Educatif Lauragais Malepère). Bien entendu, Alain Palausse, fut l’un des principaux acteurs, de la création de l’école villeneuvoise, puis de celle du RELM.

TOUJOURS AU SERVICE DU RUGBY :

Nous le savons, Pancho est plutôt à l’aise en première ligne. Du poste de pilier à celui de président du comité de l’Aude de Rugby qu’il occupe aujourd’hui, il n’a jamais hésité à passer devant. Educateur auprès des plus jeunes, il a également entraîné l’US Villeneuve-la-Comptal avant de devenir président de ce club. Educateur, entraîneur, dirigeant et intervenant dans les écoles primaires, Alain est toujours resté au service de son sport. Son élection à la tête du Comité Départemental de rugby n’a été une surprise pour personne.

ACTIF PRESIDENT DU CD 11 :

Les chantiers sont nombreux et Alain Palausse se dĂ©pense sans compter au sein du comitĂ© audois. Mais malgrĂ© ses importantes fonctions, il continue Ă  payer de sa personne sur les terrains en Ă©tant prĂ©sent avec le groupe qui anime le “Baby-Rugby” et Ă©galement en dirigeant chaque semaine les sĂ©ances de rugby Ă  5 sur le terrain villeneuvois. Il faut dire qu’il est l’un des rares prĂ©sidents de comitĂ© Ă  avoir une dĂ©lĂ©gation au sein de la Ligue d’Occitanie de Rugby, et devinez laquelle ? Celle du rugby Ă  5 dont il devenu un farouche dĂ©fenseur et l’un des principaux leaders. Avec son sourire malicieux en partie dissimulĂ© par ses bacchantes, Pancho n’hĂ©site pas Ă  dire : “C’est plus facile que de pousser dans les mĂŞlĂ©es de l’époque”. Une question reste posĂ©e : Mais oĂą Alain trouve-t-il le temps de fait tout ça ? Si certains s’ennuient Ă  la retraite …

(*) Grande figure du rugby ariégeois qui fut International à XV et à XIII.

De pilier droit en 1962 à président du CD 11 en 2021, Alain Palausse est toujours resté en 1ère ligne 2/3.

…/… Page 2/3

Lors de la saison 1974-75, Alain Palausse fut recrutĂ© par le club de Lavelanet oĂą il Ă©volua dans la fameuse Ă©quipe d’alors, avec les Tafine, Lanes, Roumieu, les frères Merlos, Dispagne et le père de Fabien Barthez. Que du beau monde, et un pack redoutable … et très redoutĂ©. Des dĂ©buts compliquĂ©s en Ă©quipe fanion en 1976 lors d’un dĂ©placement Ă  AimĂ© Giral pour y affronter l’USAP avec en face de lui, un certain Jean-Claude Ros. Fort heureusement, en cours de rencontre, l’Usapiste reconnut celui qu’il avait cotoyĂ© en Reichel Ă  Narbonne, et ainsi, Alain Palausse fut l’un des rares piliers des annĂ©es 1970-80 Ă  jouer sur la pelouse catalane sans subir la fameuse “Ouillade”.

La saison 1979-80 vit le retour de celui que l’on appelait aux quatre coins de l’hexagone du rugby, “le moustachu de Castelnaudary”, dans son club d’origine. Neuf saisons merveilleuses souligne Alain, ponctuĂ©es d’une finale de 2ème division en 1988 et l’accession en groupe B. Au cours de toutes ces annĂ©es, bien calĂ© Ă  droite de la mĂŞlĂ©e, il affronta les meilleurs, Vaquerin, Etcheverry, Paparamborde, pour ne citer qu’eux.

Avec le recul, Alain déclare aujourd’hui que de toutes ces rencontres, dont certaines fort houleuses, il n’avait gardé que des bons souvenirs et surtout qu’il avait gardé de très nombreux amis parmi ses adversaires. Il y eut bien quelques relations sulfureuses avec le corps arbitral, mais Pancho assure que cela appartient au passé. Aujourd’hui, en sa qualité de président du CD 11, il défend bec et ongles les arbitres.

Le docteur es-mĂŞlĂ©e a terminĂ© sa longue carrière de joueur Ă  l’U.S.Villeneuve-la-Comptal, le club de son village. Et lĂ , malgrĂ© le poids des ans, il disputa trois finales rĂ©gionales, dont l’une ponctuĂ©e d’un bouclier en 1991 , ainsi que deux finales nationales, l’une perdue en 1991 et enfin, son premier et unique titre de champion de France obtenu lors de la saison 1992. …/…

SUITE PAGE 3/3

Lire la suite…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

Ollivon, capitaine de XV de France : “Il y aura un gros combat”

Le CO s’offre une séduisante victoire