L’ancien patron de l’organisation du Mondial en France (8 septembre-28 octobre) avait entamé deux procédures pour dénoncer les conditions dans lesquelles il avait été débarqué en octobre 2022.
Les deux plaintes déposées à Paris par Claude Atcher, ex-directeur général de la Coupe du monde de rugby 2023, pour dénoncer les conditions dans lesquelles il a été révoqué en octobre 2022, ont été classées, a appris vendredi 5 janvier l’AFP auprès du parquet de Paris.
M. Atcher avait déposé deux plaintes contre X distinctes le 9 octobre 2023 auprès du parquet de Paris, une pour violation du secret de l’enquête et abus de confiance, l’autre pour subornation de témoin. La première a été classée le 13 novembre pour auteur inconnu, la seconde le 30 novembre pour infraction insuffisamment caractérisée.
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D’après le Canard enchaîné, qui avait annoncé les plaintes, celles-ci ciblaient « l’intense campagne de communication » imputée à la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera par M. Atcher, mais aussi les conditions dans lesquels les témoignages à son sujet ont été recueillis.
Sollicités, ses avocats, Mes Emmanuel Moyne et Geoffroy Goubin, n’ont pas souhaité commenter. L’affaire avait débuté en juin 2022 à la suite d’un article du quotidien sportif L’Equipe révélant des témoignages anonymes faisant état d’un « climat de travail (…) extrêmement dégradé » au sein du Groupement d’intérêt public (GIP) France 2023, avec un « malaise social profond » parmi le personnel.
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S’y mêleraient épuisements professionnels (burn-outs), démissions et crises d’anxiété sous le coup d’un « management par la terreur » exercé par Claude Atcher et sa cheffe de cabinet. Le ministère des Sports avait dans la foulée décidé de saisir l’inspection du travail sur « des éléments préoccupants ».
Le 29 août 2022, ce ministère avait annoncé la mise à pied « à titre conservatoire » de Claude Atcher pendant le temps nécessaire à la clôture de l’enquête de l’Inspection du travail. Ces révélations ont donné lieu à deux ouvertures d’enquêtes préliminaires à Paris, l’une pour trafic d’influence et corruption concernant « les marchés passés », « la billetterie » et « les véhicules mis à disposition » de M. Atcher, l’autre pour « harcèlement moral ».
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Le 11 octobre 2022, à moins d’un an du coup d’envoi du Mondial, Claude Atcher, officiellement démis de ses fonctions, avait dénoncé un « acharnement judiciaire et médiatique ».
