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Rugby. Lebel, de père en fils, du Gers au Stade Toulousain

l’essentiel
Actuel meilleur marqueur d’essais du Top 14 avec le Stade Toulousain, Matthis Lebel est né au rugby dans le Gers, à Lombez-Samatan, dans le sillage de son papa Mickaël, ancien joueur du FCAG et désormais entraîneur du LSC (Fédérale 1).

Pour les supporters auscitains, le 28 mai 2006 est une des dates tristement marquantes de feu le FCAG. Une défaite douloureuse à Dax (28-27) marquée par un remplacement d’arbitre et un essai litigieux accordé presque à la sirène. Ce revers avait alors privé Auch de finale d’accession au Top 14. Dans les tribunes, un petit garçon (7 ans à peine) se souvient d’un flash: « Sur un coup de pied dacquois, je vois mon père pourtant troisième ligne le plus prompt à la course pour revenir défendre ».

Ce regard admiratif et curieux, c’est celui de Matthis Lebel (fils de Mickaël Lebel) arrière du Stade Toulousain et meilleur marqueur actuel d’essai du Top 14 avec 11 essais. «J’allais voir mon père jouer au rugby partout où je pouvais, explique l’aîné de la fratrie Lebel. J’étais supporter de rugby mais surtout de mon père. »

Premiers pas… ballon en main

Désormais entraîneur du LSC en Fédérale 1, “Mike” Lebel, le papa, se souvient de son jeune garçon verticalement biberonné à l’ovalie: «Il venait à Jacques-Fouroux me voir jouer et avec ses copains ils jouaient derrière les poteaux, à se jeter dans la boue… Il faut dire qu’il a toujours eu un petit ballon de rugby dans les mains et ce, depuis son berceau. »

La famille Lebel félicite "Mike" après un match du FCAG (à droite Matthis Lebel).
La famille Lebel félicite “Mike” après un match du FCAG (à droite Matthis Lebel).
DR – ARCHIVES FAMILIALES

Matthis Lebel est parti très tôt au Stade Toulousain dès la section minime exactement mais son recrutement a suivi un cheminement bien « old school ». «Émile Ntamack connaissait un peu mon père et il voulait me faire passer des journées de détection. Mon père avait alors dit non pour me préserver et ne pas me dégoûter du rugby. Cela s’est donc fait un peu à l’ancienne et le Stade m’a suivi toute la saison pour finalement m’envoyer un message me demandant de venir. »

La suite est digne du conte de fées: un titre de champion de France cadets, appelé dans toutes les catégories d’équipe de France moins de 16, 17 et 18 ans, avec à la clé deux titres de champion du monde des moins de 20 (2018-2019) et également le titre de champion de France Top 14 avec Toulouse en 2019.

«Quand il est parti au Stade, il a pris une autre dimension, explique Mickaël Lebel, véritable papa protecteur. Il s’était alors préparé pour cela. Pendant l’été, je l’avais entraîné rudement pour être prêt et ne pas arriver en mode attentiste. Très rapidement, ils lui ont fait confiance. Désormais ce qui compte, c’est que le gamin soit épanoui. Il a toujours aimé ce sport et il doit continuer à l’aimer. Il doit garder cet esprit gersois en fil conducteur avec cette envie. Après pourquoi pas les résultats? Pourquoi pas l’équipe de France ? Si cela arrive il ne faudra surtout pas se prendre la tête avec cela. Il faut continuer ainsi. »

Des liens conservés avec Lombez-Samatan

Un discours qui résonne dans la bouche du jeune trois-quarts stadiste: «J’espère avoir hérité de mon père le caractère avec cette rigueur, ce sens du travail et cette humilité. Il y a toujours un petit truc à améliorer pour essayer de performer. L’équipe de France, forcément j’y pense mais il me reste un peu de travail et je fais tout pour. Nous sommes hyperproches avec mon père mais on n’est pas là pour se cirer les pompes ou se monter. Je pense qu’il est fier de moi. On se le fait comprendre mais on ne se le dit pas. »

Bien que parti de la Save très jeune, Matthis Lebel garde cette empreinte 100 % gersoise tout comme sa bande de copains d’enfance avec qui il a toujours gardé des liens et qui sont pour la plupart désormais joueurs de Lombez-Samatan. Véritable fierté gersoise, Matthis Lebel brille dans les en-but du Top 14 avec des idées aussi saines que positives: «Le monde professionnel, on ne s’imagine jamais y être quand on est petit. Les valeurs simples et de proximité m’ont toujours permis de garder les pieds sur terre. Véritablement, je sais d’où je viens. »
 

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