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SU Agen : comment faire quand on manque de puissance ?

Depuis le dĂ©but de saison, un constat saute aux yeux lors des matches du SUA. Les Agenais manquent clairement de puissance dans leurs confrontations face aux autres Ă©quipes de Top 14. Ce qui les pĂ©nalise Ă©normĂ©ment. “Je dirai dĂ©jĂ  que notre manque de puissance se ressent dans notre profondeur de banc, coupe David Ortiz, l’entraĂźneur des avants. Lorsqu’on a tout le monde, je pense qu’on rivalise. Mais avec l’enchaĂźnement de blessures, notamment devant
”

La tĂąche du staff est donc de trouver des parades Ă  cette carence dans le jeu. Commençons par un peu de science physique. “La puissance, c’est la combinaison de la force et de la vitesse”, explique le technicien fraĂźchement dĂ©barquĂ© Ă  Agen.

Ainsi, comme il apparaĂźt les joueurs agenais sont moins denses que leurs homologues du Top 14, le salut, pour Ă©quilibrer l’équation, est la vitesse. Une donnĂ©e qui est au cƓur du plan de jeu amenĂ© par RĂ©gis Sonnes et son staff. “On doit avoir des leviers pour faire en sorte que notre manque de puissance ne soit pas aussi efficace pour l’adversaire.” Avec David Ortiz, nous avons ciblĂ© quatre secteurs de jeu.

DĂ©fense, ruck, mĂȘlĂ©e, maul

DĂ©fense.- Au jeu du “tonnage”, il suffit d’un simple coup d’Ɠil chaque week-end pour se rendre compte que les vis-Ă -vis des Agenais leur rendent trĂšs souvent plusieurs kilos. Ainsi, dans le duel homme Ă  homme, les Lot-et-Garonnais ont logiquement du mal Ă  rivaliser dans les impacts frontaux. La solution ? Plaquer le plus bas possible. “Il faut bloquer le train-moteur”, dit avec ses mots Ortiz. La vitesse d’exĂ©cution est alors prĂ©cieuse. On voit souvent Loris Zarantonello ou plus rĂ©cemment LoĂŻc Hocquet monter vite et se jeter dans les chevilles pour stopper les charges adverses.

Ruck.- LĂ  encore, la vitesse d’exĂ©cution doit ĂȘtre l’arme premiĂšre des Agenais. Comme la technique. D’ailleurs, depuis son arrivĂ©e, on voit rĂ©guliĂšrement RĂ©gis Sonnes proposer des ateliers spĂ©cifiques Ă  ses joueurs lors des entraĂźnements.

MĂȘlĂ©e.- Ce secteur est une affaire de force bien sĂ»r. Mais aussi de technique. “Il faut fermer les impacts”, Ă©nonce l’entraĂźneur des avants. Comprendre ĂȘtre bien liĂ© et prendre l’ascendant sur le vis-Ă -vis dĂšs la collision.

Mauls.- Le point noir agenais. On a demandĂ© au technicien bleu et blanc pourquoi on ne voyait plus, aujourd’hui, de joueur Ă©crouler l’édifice dĂšs la redescente du sauteur. “Le rugby s’est adaptĂ© Ă  cela. Les blocs sont maintenant beaucoup plus solides Ă  la retombĂ©e.” On voit ainsi souvent les piliers, les hommes forts, protĂ©ger la zone d’atterrissage du sauteur. “Et si l’on se loupe, on se retrouve avec plusieurs dĂ©fenseurs Ă  terre, et cela devient trĂšs compliquer de contenir la poussĂ©e derriĂšre.” David Ortiz et son Ă©quipe travaillent donc Ă  d’autres techniques pour contrer les ballons portĂ©s. “Mais je ne vais pas tout dĂ©voiler tout de mĂȘme”, sourit-il pour finir.

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