Entré à la place de Rory Kockott derrière la mêlée, le Tarnais s’est rapidement mis dans le bain en apportant de la vitesse dans le jeu de Castres. Son apparition a coïncidé avec le regain de forme du CO.
Si Martin Laveau a joué un numéro de soliste sur l’aile droite – il dépose Dumortier puis se défait d’Arnold d’un malicieux coup de pied par-dessus pour filer dans l’en-but –, il y en a un autre qui a livré une bien belle partition et mis un terme à une cacophonie castraise de 45 minutes.
Entré en jeu à la place de Rory Kockott une poignée de secondes après la pause, le Mazamétain Jérémy Fernandez a fait partie de ceux qui ont enclenché la marche avant du CO, à qui l’agressivité faisait cruellement défaut jusqu’ici. « Avec les entrants, on s’est dit qu’on n’avait rien à perdre. Qu’on devait pratiquer notre rugby basé sur la vitesse, le combat et l’occupation. On est tous arrivés sur la pelouse avec cet état d’esprit afin de remettre du rythme pour tenter de revenir au score. Ce que l’on a su accomplir bien que l’on ressente cette frustration de ne pas avoir décroché le bonus défensif », confiait Jérémy Fernandez dans les travées de Gerland.
Des qualités indéniables
Coaching gagnant de Pierre-Henry Broncan puisque le demi de mêlée a apporté toutes ses qualités de vitesse à un CO moribond. Très vif et judicieux dans ses choix d’orientation, il a permis à ses coéquipiers d’enchaîner des phases de jeu plus longues et surtout imprégnées de mouvement pour remuer un LOU jusque-là dans ses petits souliers.
« Si le CO a montré un autre visage en seconde période, c’est aussi grâce à lui. C’est un bon animateur de jeu, il possède un bon jeu au pied, est bon en défense, énumérait le deuxième ligne Loïc Jacquet. J’adore, c’est un super jeune et c’est bien qu’il puisse profiter de temps sur le terrain pour montrer sa vraie valeur. » « Lors de son match à La Rochelle, où il était titulaire, il y avait des choses à redire. Là, son entrée a été excellente », se réjouissait Pierre-Henry Broncan, l’entraîneur principal castrais.
Au-delà d’avoir fluidifié la circulation du ballon, le Tarnais n’a pas hésité à prendre des initiatives personnelles, comme sur cette prise d’intérieur à la sortie d’un ruck qui a permis de gratter des mètres supplémentaires et de bonifier la belle percée de Teariki Ben-Nicholas.
« Il se pose aujourd’hui en candidat sérieux au poste de numéro 9 », reconnaissait Broncan. Jérémy Fernandez n’a peut-être pas inscrit de points sur le tableau d’affichage de Gerland, mais il en a marqués dans les esprits du staff.
