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Tournoi des VI Nations : deux changements au XV de France pour mieux s’adapter

Fabien Galthié l’a juré : la composition de son XV de départ n’aurait pas varié d’un iota quand bien même il aurait eu connaissance de l’absence de la charnière irlandaise Murray-Sexton en amont de l’officialisation de ses choix. “Nous avons construit notre performance par rapport à nous, et l’environnement, mais pas par rapport aux individualités adverses, a-t-il commenté. Le rugby international, c’est surtout des profils d’organisation. Les Irlandais ne vont pas changer d’organisation du jour au lendemain parce qu’une ou deux individualités sont absentes.”

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Vous l’aurez compris, si le sélectionneur a procédé à deux changements, c’est uniquement en rapport avec le système de jeu proposé par le XV d’Irlande.

Jeu aérien et combat

Un exemple ? La non-reconduction de Teddy Thomas au profit de Damian Penaud ? “Teddy a fait un très bon match à Rome, il a été très performant, a insisté le sélectionneur. L’option Penaud correspond à un profil qui va nous permettre de répondre à des secteurs de jeu où les Irlandais vont nous amener : du combat dans les couloirs et dans le jeu aérien. Penaud nous semble mieux préparé à ces spécificités-là.” Clair et pertinent. Le Clermontois est évidemment l’un des joueurs les plus doués du Top 14 dans la conquête aérienne et sa présence sera un atout de poids.

Un autre exemple de l’adaptation de Galthié ? La titularisation d’Anthony Jelonch au détriment de Dylan Cretin. “À l’automne dernier, Anthony avait répondu présent, a justifié l’ancien demi de mêlée. Il est dur dans le combat, dans l’intensité. Et plus c’est dur, plus il monte, plus il est présent dans l’intensité.” Et de conclure sa démonstration : “Il monte très très haut.” Parce que le patron des Bleus sait que son équipe va être soumise à une forte intensité par des Irlandais revanchards après leur désillusion de Cardiff samedi dernier. Et que ces “Irish”, dans le combat, n’ont que peu d’équivalents.

Même sur le banc des “finisseurs”, Galthié et son staff ont opéré, entre-autres, un changement pour mieux répondre au défi irlandais. Anthony Bouthier y remplace Louis Carbonel, dont l’entrée en jeu avait été jugée décevante face à l’Italie. “Anthony couvre le poste de 10 et d’arrière, a souligné Galthié. Nous imaginons (Brice) Dulin très sollicité par du jeu au pied haut. Un jeu de pression très précis et très performant. On a donc préféré placer sur le banc un arrière de formation qui peut jouer 10 plutôt que de faire reculer un ouvreur. En plus, Anthony nous offre la possibilité de se servir de son pied gauche, ce qui va compter là-bas.”

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