
Le troisième ligne du CO revient sur l’élimination de son équipe. Si les Tarnais ont explosé en deuxième période face à la puissance et la justesse des Saints, il retient l’expérience que ses coéquipiers pourront retirer de cette campagne européenne magnifique.
Malgré une entame de match folle, avec une première action de plus de 3 minutes 30, le Castres olympique était plutôt bien dans le match jusqu’à la mi-temps… Comment avez-vous vécu cette intensité incroyable ?
C’est ce que nous avions prévu… Coller au score le plus longtemps possible. On savait ce qui nous attendait après avoir vu leur match contre Clermont. L’objectif était de tenir jusqu’à la 60e minute, de tenir l’intensité et de rester au contact au tableau d’affichage. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme espéré. Ils ont marqué sur nos erreurs, notamment avec leur premier essai sur une touche mal gérée. Mais on a su tenir le rythme et le combat, comme cette première séquence de plus de 3 minutes 30 qui était très intense.
La fin de la première période, avec ces occasions manquées, a-t-elle été pour vous le tournant du match ?
Honnêtement, à la mi-temps, être mené de sept points, ça faisait partie de notre plan. C’est un scénario que nous avions envisagé. Nous nous attendions à cette situation. Et en arrivant à la mi-temps en étant proches au score, nous étions parfaitement dans le plan prévu.
Que s’est-il passé lorsque vous êtes revenus à quatre points (20-16) ? Les choses ont dérapé ensuite…
On a encaissé une pénalité suivie d’un bras cassé. Leur réaction a été fulgurante et, en l’espace de quelques actions, ils ont creusé l’écart. C’est difficile mentalement quand on passe de -4 à -21 aussi rapidement. Nous espérions encore, mais ne pas réussir à rester au contact à la 60e minute a été un coup dur. Leur public était en folie, ce qui les a galvanisés pour enfoncer le clou.
Vous avez été beaucoup pénalisés, comme la semaine dernière contre Trévise. Y a-t-il un problème avec l’arbitrage au niveau européen ?
Je ne sais pas vraiment. Contre Trévise, j’ai trouvé notre mêlée très dominante, mais cette fois, nous n’avons pas pu en jouer correctement. Est-ce de notre faute ou bien est-ce une stratégie de l’adversaire ? Difficile à dire. C’est frustrant car on n’a pas pu utiliser un de nos points forts.
Que retenez-vous de cette compétition maintenant qu’elle s’achève ?
Il y a forcément de la déception quant à notre parcours. C’est toujours dommage de quitter une compétition. Mais nous avons tout donné. Le regret, aussi, c’est que nous avons perdu des joueurs sur blessure au fil de cette campagne européenne. Cela fait partie du jeu. Je suis fier de notre équipe et de ce qu’on a accompli, même si cette défaite est amère. Cette compétition nous a énormément apporté, et j’espère que l’intensité que nous avons mise là nous rendra plus forts pour le championnat.
Pensez-vous que l’inexpérience à ce niveau a joué un rôle dans cette défaite ?
Pas vraiment. Il ne faut pas se chercher d’excuse. Je crois que nous devons nous inspirer de cette équipe de Northampton qui a su capitaliser sur nos erreurs. Leur capacité à défendre fort et à scorer sur turnover est impressionnante. C’est une leçon pour nous : nous devons être plus cliniques et éviter d’offrir des opportunités à nos adversaires. Cap sur le championnat maintenant !
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Source Rugbyrama
