Le manager du SC Pamiers commence à trouver le temps long. En attendant que la situation sanitaire s’améliore, il envisage toutes les options d’une future reprise.
Quelle est globalement la situation du SCA ? Comme tout le monde en fédérale et en séries, nous sommes pratiquement à l’arrêt, à tous les niveaux et toutes les équipes. Nous sommes en mode survie, en difficultés car le rugby nous manque, le terrain, bien sûr, et tout ce qu’il y a autour. Les contacts sont bien entendu quasi constants avec les staffs de toutes les équipes du club qui essayent de s’organiser. En tout cas, cela ne peut être que le samedi, en phase 3 du protocole FFR. Si on rajoute les dernières conditions météo défavorables, c’est un vrai casse-tête. Je suis en contact permanent avec le président Sannac. On essaye d’envisager la suite, le moyen terme ; comment redémarrer et optimiser la saison prochaine. On peut penser à une baisse du budget compte tenu, notamment, de la situation économique de nos partenaires. Il va falloir adapter l’effectif à cette nouvelle donne.
« On ne peut pas leur vendre du rêve »
Comment vont les troupes ?
C’est compliqué. Je sens les mecs euphoriques de se retrouver. En revanche, quand on passe sur le terrain en phase 3, c’est la frustration qui domine. On s’entraîne en vue d’objectif, là ils ne peuvent pas se projeter sur un match, une performance. Pourquoi s’entraîne-t-on ? On ne peut pas leur vendre du rêve.
Quels sont les différents scénarios pour cette saison ?
Reprise du championnat rapide : vu le retard accumulé j’avoue ne pas trop y croire car comment faire monter et descendre des clubs avec une saison complètement tronquée ? Pas de reprise et un challenge : il faudrait sortir les joueurs du chômage partiel.
Un huis clos interdit toute possibilité de rentrées financières. Sur le plan rugbystique, cela est intéressant mais sur le plan économique c’est un danger. Reprise en septembre dans des conditions normales, avec le public : c’est malheureusement celle qui nous va le mieux si on ne veut pas tuer le club.
Comment se projeter sur la saison prochaine ?
Nous sommes prudents. On émet des hypothèses, notre effectif devra évoluer. On se voit tous les samedis avec le staff. Il faut bosser pour ne pas être pris au dépourvu quand la machine va se relancer. On bosse pour offrir un après qui sera mieux, pour le public qui nous manque énormément.
