Bien que confrontés à une formation basque vierge de tout revers en déplacement en 2021 (succès à Grenoble, Vannes et Colomiers, NDLR), les Audois n’avaient hier qu’une idée en tête : faire tomber un des cadors de la catégorie pour se rapprocher du maintien. Malgré un fort vent marin défavorable, ce sont néanmoins les Biarrots qui affichaient clairement leurs intentions. Consécutivement à une pénaltouche, le « seize pattes » « rouge et blanc » s’organisait et emportait tout sur son passage (1). Pour endiguer l’avancée, Carcassonne était contraint de se mettre à la faute. Le ton était donné ! Cette tendance se confirmait sept minutes plus tard sur une nouvelle penaltouche, cette fois en zone de vérité, mais le flanker Jalagonia se faisait pousser en touche à un mètre de la terre promise (8).
Un quart d’heure pour émerger
Si l’entame et la domination territoriale étaient incontestablement visiteuse, elles demeuraient néanmoins des plus stériles. Quasiment au terme d’un quart d’heure de jeu, Carcassonne sortait alors de sa torpeur. Grâce à ses avants d’abord qui poussaient leurs vis-à-vis à la faute. L’option penaltouche était étonnamment choisie (13). En vain ! Avant que Biarritz ne se remette à la faute et que Séguy inaugure le tableau de marque (16). Alors les Audois insistaient. Bien leur en prit. Sur leur première action d’envergure, l’arrière Jasmin profitait notamment d’une passe sur un pas de Martocq pour pointer en coin (10-0, 23). Un véritable coup de massue pour le BO qui voyait même son buteur Hart échouer sur pénalité des 30 mètres face aux poteaux (26)… tandis que Carcassonne s’enorgueillissait. Jasmin réalisait d’abord le mauvais choix intérieur sur Lima alors que la solution s’avérait payante à l’extérieur (32), mais ce n’était que partie remise.
Double infériorité maîtrisée
Dans la minute suivante, Lima était mis sur orbite par Seguy (17-0, 33). Mais la réaction biarrote intervenait dans les arrêts du jeu du premier acte par Stark et alors que l’USC était réduite en double infériorité numérique (17-5). Carcassonne allait néanmoins devoir démarrer la seconde période face au fort vent, sous la pluie et à 13 contre 15. Mais rien n’allait y faire. Supérieurs en conquête, les « Canaris » menaient bien leur barque et maîtrisaient les débats. Peu avant l’heure de jeu, Seguy ajoutait même trois points sur pénalité (20-5) avant que le BO ne trouve enfin la faille par Lebraud (61). Pas suffisant pour faire douter des Audois qui en remettaient une ultime couche par Glover (25-10, 67). Logique et mérité.
