Dernières infos

Castres. Crise au CO féminin : le coach écarté d’un « commun accord »

l’essentiel
Après le départ de la moitié des seniors féminines du CO qui a provoqué un forfait pour la saison de Fédérale 1, le club a annoncé que Patrick Roca n’était plus l’entraîneur de l’équipe.

Cela a eu l’effet d’une petite bombe dans le microcosme du rugby féminin. Alors qu’elle devait retrouver les terrains de fédérale 1, l’équipe féminine senior du Castres Olympique a déclaré forfait pour l’ensemble de la saison. Une quinzaine de filles, sur les 25 qui composaient le groupe, a en effet quitté le club castrais pour différentes destinations. Une majorité est partie à Labruguière, d’autres à Montredon ou encore à Béziers. Les motifs de ce départ en masse seraient liés à « une divergence d’opinions » entre les joueurs et leur coach. Dans nos colonnes mardi dernier, l’entraîneur Patrick Roca taxait « d’égoïstes » les joueuses qui ont quitté le navire CO « pour des histoires de pacotilles ». « Avec le couvre-feu, nous ne pouvions plus nous entraîner en semaine. Nous avons donc décidé avec les filles de faire une séance le samedi et le dimanche. Mais seulement 4 ou 5 filles ont respecté leurs engagements. Pour les autres, elles venaient une fois sur deux voire pas du tout. Ce n’était à mon goût pas très respectueux mais je suis sans doute trop exigeant » expliquait Patrick Roca affirmant que les filles « n’ont pas pensé aux conséquences pour le club ni aux gens qui ont donné 20 ou 30 ans de leur vie ».

« Triste d’utiliser les médias pour régler les comptes »

L’association du Castres Olympique et son président Yves Salvaire ont tenu à réagir « suite aux différents articles publiés dans la presse et sur les réseaux sociaux ces dernières semaines » concernant son équipe féminine.

« Plusieurs joueuses ayant en effet souhaité changer de club ou arrêter en fin de saison dernière, le club ne sera malheureusement pas en mesure d’aligner une équipe en Féderale 1, indique le communiqué du club pour le moins laconique. D’un commun accord le club et Patrick Roca ont ainsi décidé de mettre fin à leur collaboration au niveau de l’équipe féminine. L’association du Castres Olympique va à présent s’attacher à rebâtir une équipe en s’appuyant sur une formation performante et notamment un groupe de cadettes très dynamique ».

Marie Mottlo, partie à Béziers à l’intersaison après avoir passé 10 ans à Castres explique son choix : « J’ai porté pendant toutes ces années les couleurs de ma ville avec fierté et je m’y suis investie. Mon départ n’était pas prévu. Depuis quelques mois les tensions au sein de l’équipe étaient de plus en plus présentes, ce qui a engendré des conséquences sur les entraînements et sur l’état d’esprit de l’ensemble du groupe. Personnellement, j’ai toujours souhaité évoluer rugbystiquement. Au mois de juin, j’ai été sollicitée par l’ASBH. Leurs ambitions me correspondent, c’est pourquoi j’ai accepté favorablement leur proposition. »

Mais la 3e ligne ne veut pas davantage s’étendre sur les raisons du clash. « Il me semble que les problèmes du club doivent rester au sein du club. Je trouve triste d’utiliser les médias pour régler les comptes, affirme-t-elle. À notre niveau, le rugby doit être un plaisir et non une contrainte. Si les filles trouvent leur plaisir dans un club qui porte les mêmes valeurs qu’elles, je leur souhaite de s’épanouir sous leurs nouvelles couleurs. C’est peut-être l’occasion pour le CO de tirer une leçon de ce départ massif pour accompagner et faire évoluer les cadettes. C’est à Castres que j’ai tout appris et je n’oublierai pas d’où je viens. Il y a eu des désaccords mais il est temps d’agir comme des adultes ».

Le CRF avait fusionné avec le Co en 2015

Le Castres rugby féminin (CRF) a été créé en 2000 et a formé de nombreuses joueuses dont l’internationale française Safi N’Diaye, qui a évolué à Castres dès l’âge de 12 ans de 2001 à 2011, avant de signer à Montpellier. Et c’est en 2015 que le CRF, alors en Elite 2, fusionne avec le Castres olympique afin de bénéficier d’une plus grosse structure pour pérenniser l’équipe seniors en Élite. C’est donc un constat d’échec 6 ans après même s’il y a une grosse dynamique dans la catégories des cadettes qui permettra de rebondir rapidement. D’autant que cette discipline a pris de l’ampleur ces dernières saisons. Il y a d’ailleurs de plus en plus de filles au sein de l’école de rugby du CO.

Lire la suite…

Latest Posts

A ne pas manquer

Restez informés

Pour être informé des dernières nouvelles, offres et annonces spéciales.