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« C’est beau, le printemps, la saison des phases finales » : l'édito du vendredi 11 avril 2025

L’édito du vendredi par Léo Faure…

On a senti les premiers rayons de soleil qui inondaient Mayol et frappaient les peaux, le week-end dernier. On a entendu les clameurs, plus tumultueuses qu’à l’habitude, dès les alentours des stades. On a ressenti les frissons à Toulouse, Bordeaux, Toulon et Castres, quand les favoris du culte local chancelaient à domicile, dans ces matchs qu’on leur promettait pourtant faciles. On a vu les vainqueurs qui exultaient, qui s’embrassaient et les vaincus qui s’effondraient sur les pelouses. Ce n’était pas « un match de plus », ou « un match comme les autres ». Le printemps est là et avec lui, reviennent ces phases finales qui gonflent les cœurs ou les brisent. Dieu, qu’on aime le printemps.

à chaque saison, ses parfums, ses émotions et ses doux souvenirs de rugby. L’été, ce sont les embruns des vacances, la légèreté d’une vie plus lente et les espoirs d’une nouvelle saison qui sera évidemment meilleure. Le recrutement a été réussi, c’est sûr ; et puis, « on a bossé dur depuis la reprise et les nouvelles recrues se sont super bien intégrées. » La suite le confirmera, ou pas. Pas grave. Ce n’est pas encore l’heure du réel, seulement le temps des illusions et des envies. L’été, ce sont aussi les matins devant la télé, un café sur la table, le chat sur le canapé et les tournées du XV de France en Nouvelle-Zélande à la télé, au saut du lit.

Les phases finales se profilent

L’automne s’avance, enveloppé de gris et de crachin. Les jours raccourcissent et notre rugby se recroqueville, dévoré par son hydre à trois têtes « conquête-défense-occupation ». Un rugby d’hommes forts et de têtes pragmatiques, qui gagne dans les plaisirs du combat ce qu’il perd en légèreté de la stratégie. Il ne faut plus seulement jouer, il faut désormais travailler. Et gagner. Comme nos quotidiens, le rugby devient plus austère, moins clinquant. Puis vient la Champions Cup, qui perce la grisaille et le XV de France, qui illumine franchement le ciel. Trois dates en novembre, trois matchs d’automne et, dans le lot, il y aura toujours les All Blacks ou les « Sud-Af’ » à accueillir sur notre territoire. Le sourire revient, le palpitant repart.

Le blanc de l’hiver est là et, ici, on ne trouvera jamais à y redire. Détestez autant que vous le voulez le froid, le givre, le ciel qui tombe à 18 heures, on n’en retient qu’une seule chose : la promesse d’un Tournoi 6 Nations qui ne sera pas toujours victorieux, mais qui sera toujours beau à en crever. Il l’a encore été, en 2025, et jusqu’au trophée soulevé par un Dupont à cloche-pied, son récit nourrira encore la légende des Bleus. De Paris à Paris, de Twickenham à Dublin en passant par Rome, c’est un conte de faits rocambolesques et dissonants qui nous fut encore servi. Et qui nous a encore fait aimer l’hiver.

Tiens, voilà le printemps. Nous y sommes, lancés sur l’autoroute du soleil. Les esprits s’échauffent, la fête bourgeonne. Elle sera bientôt dans tous nos villages, toutes nos villes et autour de nos terrains de rugby où, de la Régionale 3 au Top 14, les phases finales se profilent. Elle sera à Bordeaux et Toulon, dès ce week-end, où la Champions Cup tiendra sa promesse de grands matchs pour ouvrir le bal. Rien de bien nouveau, cela revient chaque année. On aurait pourtant tort de s’habituer aux belles choses.

[…]

Source Rugbyrama

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