Après une semaine de repos, l’entraîneur des trois-quarts de Clermont s’attend à une rude partie dans le jeu au sol, à Toulon (samedi, 21h05). Frédéric Charrier explique également que ses hommes devront être bien plus cliniques qu’à Northampton…
Quel est l’état d’esprit au sein du groupe après cette semaine de coupure ?
On a digéré la défaite à Northampton. On l’a bien analysé. On se projette sur la fin du championnat. Il reste six matchs donc il faut essayer de contrôler ce qu’on peut contrôler dans notre jeu. Le match de La Rochelle nous a permis de repartir sur une dynamique plus positive. Après, le match de Northampton était de haut niveau face à une équipe de haut niveau. Ils nous ont montré certains aspects de notre jeu qu’on doit améliorer.
Lesquels ?
Avoir de la maîtrise et contrôler le match. On a vu que contre Northampton, quand on n’a pas réussi à contrôler le match, on a de suite encaissé des points où on a pris des pénalités, des cartons jaunes. Et ça nous a mis en grande difficulté. Ce sont des moments clés dans un match où nous avons pris des points facilement donc il faut savoir être clinique près des lignes adverses mais aussi de notre propre ligne : ne pas s’affoler, ne pas donner des ballons faciles à l’adversaire pour prendre derrière des temps forts.
Était-ce nécessaire de donner cette semaine de vacances au groupe après ce qui s’est passé en Angleterre ?
Oui, bien sûr, on avait besoin de retrouver de la fraîcheur mentale, d’autant qu’il y a des joueurs qui reviennent de blessures. Donc ça nous a permis de retrouver plus de joueurs sur le terrain, ce qui est plutôt positif pour la fin de saison.
En tant que membre du staff, le match à Northampton vous a-t-il personnellement mis un coup au moral ?
Exactement. Les blessures de Fritz Lee et Étienne Falgoux sont terribles, évidemment. Il y a la défaite, il y a les blessures importantes dans le groupe… Évidemment qu’on avait besoin d’avoir cette semaine pour évacuer tout ça et repartir du bon pied.
Comment abordez-vous cette rencontre à Toulon ?
On va jouer contre une équipe de haut niveau, qui fait une saison incroyable, qui surfe sur le Top 14 depuis le début de la saison avec les deux équipes qui sont en tête, Bordeaux et Toulouse. Ils arrivent à maintenir un rythme impressionnant depuis le début de l’année. Mais on se concentre plus sur nous que sur l’équipe qu’on va rencontrer.

Vous allez faire face à une équipe très dense. Jouer à Mayol aussi, ce n’est pas rien…
Effectivement, on connaît le contexte de Mayol, Toulouse en a également fait l’expérience la semaine passée. Mais dans le jeu, on s’attend à une équipe très physique, costaud, difficile à bouger, qui met beaucoup de pression au sol. Ce sera une rencontre avec le même contexte que lorsqu’on a rencontré le Leinster ou Toulouse.
Auriez-vous préféré que Toulon gagne son quart de finale ?
Je ne sais pas. En fait, on s’en fiche un peu parce que ça ne nous concerne pas vraiment. Toulon, depuis le début de l’année, est redoutable à domicile. Ils marquent beaucoup d’essais et en encaissent peu. Donc, peu importe qu’ils aient gagné ou perdu le match précédent, on sait qu’on va être confronté à une bonne équipe.
Est-ce que vous avez tiré des leçons du match aller qui avait été assez tendu ?
C’était un match serré, difficile. On a été mené au score et puis on a réussi à renverser le match à la fin. Mais on ne s’est pas trop servi de ce match-là, à vrai dire.
Il y a peut-être huit équipes pour trois places dans ce sprint final. Qu’est-ce qui va faire la différence ?
La cohésion, l’envie de faire des choses ensemble, l’efficacité, surtout l’efficacité, la maîtrise du jeu. Ces deux dimensions seront des points importants pour aller chercher une place dans les six.

Au point de vue effectif, les joueurs sont de retour, lesquels sont encore un peu justes ?
Il y a les joueurs qui étaient dehors qui vont rentrer. Est-ce qu’ils seront prêts pour Toulon ? On va voir, parce qu’il y a encore des joueurs qui ne sont pas entraînés sur la partie volume ce mardi. Donc on va faire le point d’ici la fin de la semaine, ceux qu’on peut intégrer ou non.
Thomas Ceyte était absent ce mardi, est-il blessé ?
Oui, il a des cervicales douloureuses. Donc à voir sur la fin de la semaine si on peut l’utiliser ou pas.
Quid de Baptiste Jauneau, Léon Darricarrère ou Lucas Dessaigne ?
Baptiste a repris lundi les entraînements. Léon et Lucas avaient repris un peu plus tôt, mais ils sortaient d’une longue indisponibilité. Donc ça fait partie des joueurs qu’on doit bien évaluer sur la fin de semaine pour ne pas prendre de risques sur le match de Toulon.
