Il n’y avait pas de supporters une nouvelle fois à Michel-Bendichou mais les Columérins ont quand même joué avec les cœurs de l’assistance présente et surtout avec leurs propres nerfs. La faute à un premier acte non maîtrisé, et pourtant démarré tambour battant. Avec le vent dans le dos, l’opportunité était belle pourtant pour se détacher avant la pause et creuser un écart conséquent avant le retour des vestiaires.
Las, il n’en fut rien et le 6-6 put même paraître quelque peu avantageux pour les sociétaires du club à la colombe. Effectivement, sans un retour salvateur de Maxime Laforgue à la course devant Nicolas Plazy (39), l’affaire, serrée au possible, aurait pu être très mal engagée.
Il fallait s’y attendre, les Columérins sont tombés sur un adversaire coriace, très robuste dans le corps-à-corps et pénible dans le jeu au sol. Mais aussi très joueur, comme l’ont montré les 40 premières minutes avec quelques fulgurances notamment de Thomas Zénon.
Colomiers s’en est donc remis dans un premier temps à ses artilleurs, Gilen Queheille et Sebastian Poet pour meubler le score. Le demi de mêlée ouvrait le score de près de 57 mètres. Mais Béziers par Latorre répondait et l’interception d’Alvar Gimeno juste avant la pause et le sauvetage de Laforgue donc démontraient des Héraultais accrocheurs au possible. Colomiers qui commettait des fautes de main à foison devait faire le dos rond.
Rokoduguni se montre
Le deuxième acte voyait des Columérins plus vifs ballon en main et toujours aussi irréprochables en conquête et notamment en mêlée. Les ballons portés furent aussi au diapason d’un huit de devant qui aura bataillé mais ne se sera jamais laissé vraiment surprendre. La défense biterroise très agressive faisait toujours des erreurs comme sur l’en-avant de Queheille (46). Sous l’impulsion d’Edoardo Gori, la gestion tactique et l’occupation du terrain permettaient aux joueurs du tandem Berneau-Sarraute de se donner de l’air. Et l’ailier fidjien Peni Rokoduguni se montrait à son avantage. Le cousin de Josua Vici était tout près de marquer avant l’heure de jeu sur un exploit individuel alors qu’il avait résisté à deux plaquages. L’essai refusé par M. Bouzac maintenait les Columérins sous pression. Les nombreux turnovers et autres contre-rucks glanés dans les deux camps, témoignage d’une très grosse empoignade dans le combat se poursuivaient jusque dans les derniers instants des débats. Béziers, qui n’aura pas volé son point de bonus défensif repart dans l’Hérault avec quelques certitudes alors que Colomiers peut préparer son déplacement à Nevers avec le sentiment du devoir accompli.
colomiers 12 – béziers 9
MT : 6-6 ; huis clos ; arbitre : M. Bouzac (Auvergne-Rhône-Alpes)
Vainqueurs : 4P Queheille (11), Poet (14, 48), Soulan (60)
Vaincus : 3P Latorre (26, 36), Uruty (77)
Évolution du score : 3-0, 6-0, 6-3, 6-6/9-6, 12-6, 12-9
COLOMIERS : Palisson ; M. Laforgue, Perrin (Vici, 59), Nicot, Rokoduguni (o) Poet (Soulan, 55), (m) Queheille (Gori, 48) ; Macovei (Peysson, 54), Bézian (cap., Thomas, 61 puis Macovei, 75), Lescure ; Granouillet (Thomas, 75), Coletta ; Palma-Newport (Sheklashvili, 65), Larrieu (Saaidia, 48), Dubois (Tartas, 65)
Rempl. tempo. : Queheille par Gori (21-30)
BÉZIERS : Zénon ; Espeut, Gimeno Soria, Ebersohn (Poï, 61), Plazy (o) Latorre, (m) Bisman (cap, Goillot, 60) ; Massot (Wilkins, 53), Koen, Bitz ; Madigan, Best (Eames, 55) ; Hagan (Fincham, 37 puis Hagan, 71), Esteriola, Saldadze (Aleo, 55 puis Saldadze, 70 puis Fernandes, 71). Exclu. tempo. : Massot (38, antijeu)
La note du match : 11/20 – Les hommes du match : Florian Nicot, Peni Rokoduguni (Colomiers), Thomas Zénon, Sias Koen (Béziers)
