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En chiffres. 7/10 face aux perches : pourquoi Jalibert est un buteur en reconquête

Pour son premier match de phase finale en tant que titulaire lors du quart de finale de Champions Cup remporté face au Munster, l’ouvreur et buteur de l’Union Bordeaux-Bègles, Matthieu Jalibert a connu quelques ratés face aux perches. Une performance qui est venue confirmer que son taux de réussite dans cet exercice est en recul par rapport aux saisons précédentes.

La performance de Matthieu Jalibert dans l’exercice des tirs au but lors du quart de finale face au Munster était attendue. En effet, l’ouvreur girondin se montre moins à l’aise dans l’exercice depuis le début de la saison, avec un taux de réussite de 70,5 %, toutes compétitions confondues. Avec la force de frappe offensive de l’UBB (déjà 123 essais marqués dont 45 en Champions Cup), cette baisse n’a pas encore eu de répercussions sur les résultats de l’équipe. Elle peut néanmoins être redoutée pour cette fin de saison et notamment sur les deux phases finales où le club girondin espère briller.

Face au Munster, il a connu quatre échecs sur dix tentatives (60 %), avec notamment deux pénalités manquées pourtant dans ses cordes. En effet, le buteur numéro de l’UBB était jusqu’à présent fiable pour sanctionner les fautes adverses avec un 10/11 sur tentatives de pénalités en championnat, alors qu’il n’avait pas encore eu à en taper en Champions Cup avant ce quart de finale. Matthieu Jalibert a surtout du mal à régler la mire lors de ses tentatives de transformations (premier graphique). Cela peut s’expliquer par le nombre d’essais inscrits par ses ailiers. Le buteur girondin se retrouve bien souvent dans une position excentrée, dans le couloir des cinq mètres, lors de ses tentatives de transformations. Sans oublier un temps de préparation ramené à soixante secondes cette saison.

Matthieu Jalibert est pourtant un buteur redoutable du championnat, au regard de ses performances sur les cinq dernières saisons où il apparaissait même en progression. Flirtant avec la barre des 80 % de réussite, il l’avait dépassée lors des deux exercices précédents. La baisse de cette année peut aussi s’expliquer par le nombre de coups de pied tentés. Il a déjà posé le tee à 56 reprises en Top 14 cette année. C’est déjà plus qu’en 2023/2024 (34 tentatives) et en 2021/2022 (44 tentatives), et proche de son total de 2022/2023 où il comptait 61 tentatives. L’effort physique n’est donc négligeable pour un joueur qui avait connu plusieurs blessures à la cuisse la saison dernière (ischio-jambiers), ce qui n’est pas anodin pour un buteur.

Le staff de l’Union Bordeaux-Bègles a déjà noté la baisse de réussite de son buteur depuis ses blessures à la cuisse, avec un travail effectué pour la mise en place d’une nouvelle routine. Il serait aussi possible de confier le tir au but à un autre joueur pour soulager Matthieu Jalibert, notamment à Maxime Lucu qui se montre performant dans l’exercice depuis le début de la saison quand il prend la charge du tir au but, souvent en cours de rencontre. Mais le demi de mêlée bordelais a déjà fort à faire sur le terrain, de par son rôle de capitaine mais aussi son implication défensive. Il est le cinquième meilleur plaqueur de son équipe derrière Cyril Cazeaux, Marko Gazzotti, Maxime Lamothe et Jefferson Poirot. Lui ajouter une responsabilité supplémentaire ne serait pas un cadeau, d’autant plus que son taux de réussite a lui aussi chuté la saison dernière quand il a dû endosser le rôle de buteur numéro un.

Il n’est donc pas question de changer de buteur à l’UBB, d’autant plus que l’apport offensif de Matthieu Jalibert en fait une pièce majeure du collectif girondin. Il serait impensable de se passer de son talent sur la pelouse. Les Bordelais vont devoir marquer beaucoup d’essais et même en phase finale, ce qui est moins évident. Parmi les clubs actuellement en position de se qualifier en championnat, la formation de Yannick Bru semble donc partir avec un désavantage par rapport à Toulouse et Toulon, deux équipes dont le buteur numéro un dépasse les 80 % de réussite.

Ce sera aussi une des clés de la prochaine demi-finale de Champions Cup face à Toulouse le 4 mai prochain au Matmut Atlantique. En effet, le Stade toulousain a décroché sa qualification en rappelant qu’un match de phase finale pouvait se jouer sur un coup de pied décisif dans les ultimes secondes. Malgré trois échecs dans cette rencontre, Thomas Ramos est le buteur encore en course qui le plus régulier de la compétition. Le Leinster espère de son côté que Sam Prendergast arrive à appréhender la pression de la Champions Cup. En effet, le jeune irlandais, qui affiche un taux de réussite de 91 % en United Rugby Championship (URC), n’a pas la même réussite en Champions Cup avec « seulement » 79,3 % de réussite. Enfin, Northampton est l’équipe la moins bien lotie avec son buteur Fin Smith qui connaît lui aussi plus de difficulté dans cette compétition, avec un taux de réussite de 68,5 % contre 78,6 % en championnat.

Source Rugbyrama

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