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« Il faudra faire le match parfait pour battre Toulouse », assure Parisse

À quelques jours du quart de finale de Champions Cup, l’entraîneur de la touche s’est confié en longueur sur ce rendez-vous capital pour son club.

Toute la ville attend et ne parle que de ce quart de finale. Comment sentez-vous le groupe ?

Je pense que nous sommes sur la même longueur d’onde que les gens (sourire). On sort d’un huitième de finale qui était quand même assez compliqué, malgré un score final assez conséquent. Depuis lundi, le groupe a eu une prise de conscience sur ce début de rencontre. Les joueurs ont conscience que le challenge devant nous est complètement différent, même si nous avons beaucoup de respect pour les Saracens. Il y a un enthousiasme différent au sein du club, et dans la ville. Nous ressentons ça. C’est une semaine très importante. On sent que ça peut être un moment énorme pour la ville et le club. Ça fait longtemps que Mayol attend de voir Toulouse. Alors, en plus, en quart de finale de Champions Cup… On est tous attentifs et prêts !

Cette excitation vient aussi du fait que pour la première fois, depuis de nombreuses années, Toulon et Toulouse vont aligner leurs meilleurs éléments sur le terrain…

Vous avez raison. En championnat, ces confrontations arrivent à des moments où l’on doit parfois gérer des problématiques de blessures ou bien gérer des effectifs. Cette fois, il n’y aura pas de calcul. Ce Toulon – Toulouse est un match pour les meilleurs. Et ce sont les meilleurs joueurs qui joueront. Moi, personnellement, je regrette les absences d’Antoine (Dupont, N.D.L.R.) ou bien d’Ange (Capuozzo, N.D.L.R.). C’est aussi notre cas avec Charles (Ollivon, N.D.L.R.), qui aurait mérité de le jouer. C’est excitant de savoir que les meilleures seront là. C’est un sentiment que l’on partage aussi au sein du staff. Pour ma part, ce sera un de mes premiers gros matchs de l’autre côté (sourire). C’est stressant, tu sens bien que ce n’est pas un match comme un autre.

Comment appréhendez-vous ce rendez-vous avec le staff ?

On cogite forcément un peu plus (rires). Il faut donner les bonnes informations, mais il ne faut pas non plus surcharger. Cette histoire appartient aux joueurs. Quand tu es entraîneur, tu as envie d’être à la place des joueurs… Mais il ne faut pas ! Si vous me demandez si j’ai envie de jouer un Toulon – Toulouse, à Mayol… Je vous dis oui (rires) ! La compétition me manque toujours, mais il faut laisser les joueurs être les acteurs de ça. Ce dimanche, c’est leur moment. Il y aura 23 mecs qui vont avoir la chance de défendre le maillot de Toulon, dans un Mayol plein, face à Toulouse. Il va falloir gérer cet événement, parce qu’on sent forcément une petite pression en plus, qui monte au fur et à mesure. C’est normal, c’est propre au grand match. Et celui face à Toulouse en est un ! L’énergie du groupe est là, mais nous sommes tous conscients que le favori se nomme le Stade Toulousain. Il faut être honnête : l’expérience collective est importante dans ces rendez-vous.

Si Toulouse gagne, ce sera une surprise pour personne

Lors du barrage face à La Rochelle et du huitième de finale de samedi dernier, Toulon a toujours manqué son entame de match. Comment y remédier ?

Il y a deux façons d’analyser le week-end dernier. On pouvait se satisfaire du résultat et passer à autre chose en pensant directement à Toulouse. Mais on a préféré aller au-delà du résultat dans notre analyse. Vous avez raison : qu’est-ce qu’on peut apprendre de cela ? Nous avons chaque fois eu ce scénario, même si on a su trouver la solution face aux Saracens. Ce n’est plus possible. On a eu un échange avec les joueurs. Je pense qu’au niveau mental, dans la préparation, dans l’échauffement, il y a plein de petits détails sur lesquels nous, le staff, on peut mettre des choses en place pour aider les joueurs. Mais après, le jour du match, ça appartient aux joueurs ! Ce sont eux qui sont dans l’action. Le match de dimanche ne sera pas simple, il y aura des moments difficiles. Mais, il faut croire en ce que l’on fait. L’équipe, cette saison, a toujours su renverser la tendance. On doit s’appuyer sur cette forme de confiance. Face à Toulouse, ça ne sera pas facile. Samedi dernier, est-ce qu’inconsciemment on a pensé que ça pouvait l’être ? Tous, joueurs et staff, peut-être que oui ! On a évoqué ça avec franchise.

On vous écoute…

On s’est dit que ce week-end et cette semaine, tout ce qu’on faisait, les réunions, les entraînements, on devait tous avoir une alerte maximale. On ne va se mentir : pour battre Toulouse, il faudra être au niveau d’un test match. Ni plus, ni moins. On a eu une alerte samedi dernier, elle doit nous servir. Nous sommes convaincus que cela va nous servir pour ce week-end.

Est-ce aussi cela le vécu collectif, alors que Toulon a été sevré de matchs sous haute pression ces dernières saisons ?

En partie, oui ! On ne peut pas dire qu’aujourd’hui, on a plus d’expérience que Toulouse. Ça serait mentir. Chacun a sa manière de se préparer, son petit rituel. Mais ce vécu collectif doit se forger petit à petit. Les certitudes viennent de là : gagner des grands matchs. Toulouse est bien plus mature que nous. Nous, nous sommes en progression. On a énormément progressé depuis l’an passé. Le parcours en Champions Cup en est la preuve, tout comme ce que l’on fait en Top 14. Maintenant, il faut avoir la lucidité de se dire que l’on joue les favoris. Si Toulouse gagne, ce sera une surprise pour personne. C’est un défi énorme face à nous : nous allons jouer en quart de finale de Champions Cup contre la meilleure équipe d’Europe. Maintenant, ce qui nous intéresse, c’est la réponse que l’on va donner. Ça appartient plus aux joueurs, qu’au staff d’ailleurs. Ce sont les joueurs qui jouent, qui sont dans l’action. Nous, nous allons les accompagner au mieux pour qu’ils fassent un grand match. Non, le meilleur match ! Et puis, nous aurons Mayol avec nous.

L’ambiance s’annonce chaude comme rarement ces dernières années…

Ces dernières semaines, notre public a été énorme. Mais le public ne pourra pas descendre sur le terrain. Il apportera, mais c’est un match qui appartient aux joueurs. Le public et le staff, nous sommes juste là pour leur dire que l’on a confiance en eux. L’essentiel est de ne pas avoir de regrets sur ce genre de rendez-vous. C’est un match où les erreurs ne doivent pas exister, mais ça ne doit pas faire monter la pression. C’est un match qui te donne juste le droit d’aller en demi-finale. Dimanche, il n’y aura pas de titre au bout. Notre objectif est de faire un match où nous n’avons pas de regrets à la fin de celui-ci. Parce qu’on sait bien, si l’on veut avoir une petite chance, qu’il faudra faire le match parfait pour battre Toulouse.

"Pour ma part, ce sera un de mes premiers gros matchs de l'autre côté (sourire). C’est stressant, tu sens bien que ce n’est pas un match comme un autre."
« Pour ma part, ce sera un de mes premiers gros matchs de l’autre côté (sourire). C’est stressant, tu sens bien que ce n’est pas un match comme un autre. »
Icon Sport – Alexandre Dimou

Sans nous dévoiler votre stratégie, pouvez-vous donner la clef du match à votre sens ?

Pour battre les plus grands, il faut gagner la bataille du sol.

Sale a réussi à embêter Toulouse dans ce domaine…

Oui. Toulouse a tellement de qualité dans ce secteur avec Marchand, Willis, Meafou, Roumat, Ahki… ll va falloir réussir à conserver nos ballons, tout en ayant une grande discipline. On évoque beaucoup Toulouse en parlant de son jeu de mouvement. C’est vrai, mais c’est avant tout une équipe qui tape fort. Toulouse offre toujours une grande bataille. On le sait mieux que quiconque puisqu’on a pris 50 points là-bas (57-5, NDLR). On a été en grande difficulté au sol, et sur les mauls portés. Ce secteur de la bataille au sol et des mauls a été beaucoup travaillé dans la semaine. Puis après, ce n’est pas une surprise, mais Toulouse aime bien les ballons « cadeaux ». Il faudra éviter d’en offrir autant que contre les Saracens. Pour revenir à Sale, je ne m’attendais pas à ce que Toulouse puisse en mettre 80. Il faut respecter les équipes. On a joué Sale, et je peux vous dire que c’est une équipe très dense. Nous avons aussi un côté dense, mais je pense que nous avons des atouts pour aussi bien bouger avec les trois-quarts. Il faudra oser même si la pluie pourrait être présente.

Pour quelles raisons avez-vous décidé de partir en mise au vert, dès ce vendredi, du côté du Grand Hôtel des Sablettes Plage à La Seyne-sur-Mer ?

Les joueurs ont eu la volonté de passer du temps ensemble avant ce rendez-vous capital. L’aventure a déjà été riche, mais la Champions Cup peut s’arrêter dimanche même si nous ne le voulons pas. On a vécu ces moments à 40 mecs, avec notamment ce voyage en Afrique du Sud. Des mecs qui ont beaucoup donné ne seront pas sur la feuille face à Toulouse. L’équipe avait besoin de se souder encore plus avant ce match. On veut prendre le plaisir d’être ensemble, à côté du rugby, malgré la pression et la tension autour de ce match. C’est une chance offerte, dans un cadre agréable, pour se préparer à montrer la meilleure version de Toulon. Les 23 joueurs présents sur la feuille auront une grande responsabilité ce dimanche en défendant le maillot de Toulon, mais aussi les mecs qui n’ont pas été retenus.

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Source Rugbyrama

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