
Après un premier exercice difficile, Jack Goodhue empile les prestations remarquables cette saison sous les couleurs du CO. Un retour au sommet qui tire le club tarnais vers le haut.
Quand un All Black aux 18 sélections débarque au Castres olympique, on en attend forcément beaucoup. Après une première saison compliquée en France, Jack Goodhue a retrouvé son meilleur niveau depuis plusieurs mois. Une aubaine pour le CO, qui peut compter sur un international à 100 % au centre de son attaque. « Il ne faut pas oublier qu’il était arrivé blessé à une cheville, rappelle Xavier Sadourny, le manager tarnais. Quand tu manques la préparation physique, c’est un peu plus difficile de s’intégrer. Puis la patience est de mise quand un mec arrive de Nouvelle-Zélande, dans un championnat totalement différent que le Super Rugby. »
Adrien Séguret, habitué à évoluer au centre en compagnie de l’ancien des Crusaders, va dans la même direction que son entraîneur : « Cette année, il a effectué l’intégralité de la pré-saison avec nous. Ça l’a complètement changé. Plus de douleurs à sa cheville, au même niveau que ses coéquipiers sur le plan physique… On voit désormais le « vrai » Goodhue si je peux le dire ainsi. » Et ce sont tous les passionnés de la balle ovale qui se régalent chaque week-end.
« Il bonifie tous les ballons »
Jack n’est pas du genre à traverser le terrain. Il n’est pas non plus du genre à complètement se trouer. C’est ça aussi, la qualité d’un très grand joueur en pleine forme : régularité, précision et actions décisives. « Je m’inspire de lui au niveau de sa compréhension de jeu, avoue Adrien Séguret. C’est un joueur qui ne sort pas du cadre, il respecte le plan de jeu. Quand tu évolues à ses côtés, l’objectif est d’être au bon endroit, au bon moment, car tu sais que le ballon va arriver si le décalage est fait. C’est fort. » Samedi dernier contre Trévise, celui qui a remporté sept fois le Super Rugby (!) a dû combler les brèches au centre du terrain après l’exclusion de Séguret. Et il l’a très bien fait.
« Sa faculté à lire les attaques adverses est impressionnante, se réjouit Sadourny. Jack est costaud à l’impact et sait cogner quand c’est nécessaire. C’est une crème à entraîner. Tu le mets premier centre, le travail est fait, tu le mets second centre, le travail est fait… Il ne se plaint jamais et se met au service de l’équipe. Cette saison, je ne l’ai jamais vu passer à travers. »
Comme pour tout rugbyman étranger débarquant dans l’Hexagone, la barrière de la langue peut être une barrière difficile à surmonter. Là aussi, il y a du mieux car au centre, un problème de communication peut se payer très cher : « Il continue d’apprendre et c’est de mieux en mieux, estime Séguret. Pour en avoir discuté avec lui, ce n’est pas évident de rapidement maîtriser le français pour les Néo-Zélandais. En tout cas, au niveau des conversations nécessaires pour se comprendre dans le jeu, il s’en sort donc c’est le plus important. Pour des discussions un peu plus poussées, ce n’est pas encore acquis, mais ça viendra avec le temps. »
Lors de cet exercice 2024-2025, l’homme de 29 ans a déjà disputé vingt rencontres, soit onze de plus que la saison dernière. De retour à son meilleur niveau, Jack Goodhue sera un des principaux atouts du CO lors de cette dernière ligne droite. Sur le terrain de Northampton, les Castrais auront besoin d’un All Black à 100 % pour tenter d’arracher leur billet pour le dernier carré.
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Source Rugbyrama
