
Si les dirigeants stadistes ont étudié le marché après la blessure de leur numéro 9 et capitaine, ils ont fait leur choix.
Le dossier agitait le marché ces trois dernières semaines. Il faut dire que le Stade toulousain a subi une énorme perte pour sa fin de saison, avec la grave blessure de son demi de mêlée et capitaine Antoine Dupont, opéré voilà une dizaine de jours d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, mais dont le ligament latéral interne et le ménisque furent aussi sérieusement endommagés.
Dès lors, le double champion de France en titre allait-il se tourner vers la possibilité d’engager un joker médical ? Celle-ci a bel et bien été approfondie, comme l’ont confirmé le président Didier Lacroix et son staff. Comme indiqué dans ces colonnes, les pistes menant à Ryan Lowrens ou Jake Gordon furent étudiées. Mais il fallait faire vite, la date butoir étant fixée à ce dimanche 6 avril à minuit. Surtout, en interne, il a rapidement été acté que Paul Graou serait le numéro un à son poste pour terminer l’exercice mais la question était la suivante : faut-il se couvrir en cas de nouveau gros pépin avec ce dernier ? Selon nos informations, le manager Ugo Mola et ses dirigeants ont décidé de ne pas engager d’autre joueur pour les mois à venir. Il n’y aura donc pas de joker médical au Stade toulousain. Un choix qui résulte aussi d’une réalité reconnue dans les bureaux à Ernest-Wallon : le numéro 9 idéal, parmi ceux potentiellement disponibles, n’existe pas.
Graou, Capuozzo, Saito, Daroque, Llaveria…
Outre Graou, l’encadrement va aussi s’appuyer sur l’international japonais Naoto Saito, sur les jeunes Simon Daroque et Nathan Llaveria qu’il entend faire monter en gamme, et sur la polyvalence d’Ange Capuozzo, qui a encore prouvé contre Pau à quel point il était capable de dépanner à la mêlée. En clair, chacun est conscient, malgré le risque d’une autre blessure, que le club ne perdra pas son temps et en gagnera même pour l’avenir, en faisant confiance aux hommes cités.
