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La (très) mauvaise série toulousaine au stade Jean Bouin depuis 2019

Pourtant souverains hors de leurs bases contre de nombreuses équipes de Top 14, les Toulousains n’ont plus gagné dans la capitale depuis mars 2019. Ils restent sur cinq échecs consécutifs et, face à une équipe dans l’urgence sportive, auront fort à faire pour briser cette série négative dimanche soir. Et pourquoi pas redonner un nouvel élan à une rivalité qui perd de sa splendeur.

Alors qu’il ne reste plus que six journées de championnat, les enjeux se multiplient à tous les étages en Top 14. En haut, le Stade toulousain souhaite conforter sa place de leader et surtout continuer à s’ancrer parmi les deux premiers du classement, directement qualifiés en demi-finale.

À ce jour, il constitue la meilleure équipe du championnat à l’extérieur cette saison. Si l’on regarde en bas, le Stade français, dans l’élite depuis sa remontée en 1997, voit sa place en Top 14 grandement menacée. Malgré leurs deux victoires consécutives à domicile contre La Rochelle (22-17) puis Bayonne (31-27), les Parisiens demeurent à portée de fusil de Perpignan, seulement à quatre points et de Vannes, à six unités. Ils sont donc dans l’obligation de faire tomber les Hauts-Garonnais dans un « Classique » indécis qui promet de faire des étincelles, d’autant plus lorsqu’on connaît les difficultés toulousains pour s’imposer à Paris.

En période de doublons

Si le duel qui se profile dimanche sera indécis, c’est notamment en raison de sa disposition dans le calendrier. Les saisons précédentes, les Stade français – Toulouse ont pour la plupart eu lieu durant les périodes de doublons durant lesquelles on sait les Rouge et Noir privés de leur pléiade d’internationaux (Dupont, Ntamack, Ramos, Cros, Baille, Marchand, Flament, …). Pour autant, ces derniers ont prouvé récemment que, même sans leurs cadres, ils étaient capables de réaliser de grandes performances avec des joueurs pleins d’envie de prouver leur qualité au staff. On pense entre autres aux victoires éclatantes à Clermont cette saison (35-18) et l’an passé (37-33) avec de jeunes joueurs peu expérimentés (Castro-Ferreira, Vergé, Costes, Gourgues).

Très souvent depuis leur dernière victoire en mars 2019 (28-9), les Toulousains se sont déplacés dans la capitale durant une semaine de turn-over au sein de l’effectif. En novembre 2020 (défaite 14-48), le XV de France disputait la fin de son Tournoi des 6 Nations (décalé en raison du Covid-19). La saison suivante, l’affiche s’est déroulée en plein Tournoi des 6 Nations 2022 (défaite 23-16) tandis qu’en avril 2023 (défaite 19-10), l’affrontement a eu lieu une semaine avant la demi-finale de Champions Cup disputée à Dublin face au Leinster. Enfin, lors de l’exercice précédent (défaite 27-12), les internationaux sortaient de la déception de l’élimination en quart de finale du Mondial et avaient peiné à retrouver leur meilleur niveau sur le terrain avant que la Champions Cup ne fasse son retour. On note également que sur les cinq derniers échecs à Jean Bouin, le Stade toulousain est systématiquement reparti bredouille de son voyage en Île-de-France. Alors qu’il a au moins pris un point de bonus défensif sur chacune de ses défaites cette saison (excepté lors du revers 32-24 à Bordeaux avec là aussi une équipe très remaniée), le club le plus titré de France sera aussi attendu sur sa capacité à ramener des points de la capitale.

Un « Classique » en perdition

L’idée que cet affrontement entre les deux Stades est désormais bien loin du standing qui était le sien durant les années 2000 est notamment expliquée par ces matchs très vite dénués de suspense. À Ernest-Wallon ou au Stadium, lorsque l’effectif toulousain est au complet, l’addition est souvent salée pour les Soldats Roses (48-24 en 2021, 49-18 en mai 2024 et 38-23 en décembre 2024). Ces scores larges de part et d’autre ont du mal à alimenter une rivalité qui a connu son apothéose lors des matchs de phase régulière disputés au Stade de France ou tout simplement lors des phases finales. Entre 1998 et 2010, on a assisté à douze matchs à élimination directe entre les deux formations, dans plusieurs compétitions différentes avec six victoires de chaque côté. Depuis un quart de finale de Coupe d’Europe disputé au Stadium il y a un peu plus de quinze ans, Paris et Toulouse se sont seulement fait face en phase régulière de Top 14. Ainsi, à l’aube d’un match à très fort enjeu, les deux équipes seraient bien inspirées de redonner un peu de magie à un choc emblématique du rugby français.

Source Rugbyrama

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