
En bas du tableau, Le match nul entre vannes et perpignan a constitué une opération nulle, tout comme l’incroyable défaite de Paris à Montpellier.
À six journées de la fin, seules trois équipes peuvent se targuer d’être officiellement maintenues en Top 14 la saison prochaine : Toulouse, l’UBB et Toulon. Un enseignement qui, on vous l’accorde, n’en est pas vraiment un mais situe la densité et l’intensité de la lutte pour conserver une place en élite. Alors, non, on ne vous vendra pas ici un suspense qui n’existe pas. Mais force est de constater que, partant du principe que seulement douze points séparent les Clermontois (6e avec 44 points) des actuels barragistes perpignanais (13e avec 32 points), les deux tiers du Top 14 – au bas mot – ne peuvent signer un chèque en blanc quant à leur maintien la saison prochaine. Reste que quatre formations semblent encore un peu plus concernées que les autres, à la vue des résultats de ce week-end…
Vannes, un nul qui fait mal
Les premiers ? Il s’agit évidemment de Vannes et de Perpignan, dont l’opposition directe sentait la poudre ce samedi du côté de la Rabine. Un match conclu in extremis par un match nul (20-20) qui fait plutôt les affaires des Catalans puisqu’il permet à ces derniers de conserver la treizième place devant des Bretons dont les six dernières journées n’augurent rien de bon, entre trois déplacements à Castres, Bayonne et Bordeaux, entrecoupées des réceptions de Toulon, La Rochelle et Pau. Reste que ce résultat n’assure les Catalans de rien, puisque l’Usap devra elle aussi affronter un parcours particulièrement corsé, qui les verra toutefois recevoir deux concurrents directs, qui sont tout sauf à l’abri d’un accident industriel…
Le derby francilien vaudra cher
En effet, sans vouloir jouer les Cassandre, les trois prochaines journées s’annoncent particulièrement décisives pour le Racing 92 (qui s’est enfin donné de l’air face à l’UBB)et le Stade français (capable de perdre sans bonus après avoir mené de vingt-six points à Montpellier). D’abord parce que ces deux équipes s’affronteront directement le 26 avril dans le cadre de la 22e journée. Mais surtout parce qu’au-delà de ce derby qui sentira la poudre, les deux équipes se déplaceront à deux semaines d’intervalle à Aimé-Giral, pour des matchs qui feront certainement figure de juge de paix afin d’éviter l’access-match.
Une perspective à laquelle on se refuse, pour l’heure, à mêler sérieusement les Rochelais, malgré leur série en cours de huit matchs sans victoire toutes compétitions confondues. Parce que ces derniers comptent encore huit points d’avance sur Perpignan, qu’ils recevront à l’avant-dernière journée. Reste que d’ici là, les hommes de Ronan O’Gara seraient bien inspirés de remporter un match ou deux, s’ils souhaitent s’éviter une fin de championnat définitivement anxiogène.
