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« Mayol va nous offrir un supplément d’âme, mais ça serait mentir que de dire que ça suffira pour battre Toulouse », avoue Mignoni

Avant le quart de finale face à Toulouse, ce dimanche (16h00), le manager varois s’est confié sur un rendez-vous à « la saveur particulière ».

Comment vous sentez-vous avant ce choc ?

C’est un match important. C’est le deuxième match de la phase finale. C’est un match avec une saveur particulière. Il y a deux clubs français qui se retrouvent. Pour nous, on retrouve ce niveau de compétition. Ça fait un moment que ce n’était plus le cas. Toulouse est un adversaire qui fait forte impression depuis des années. C’est un beau match et une belle fête du rugby européen et français. C’est encore plus le cas pour Toulon… les gens attendent ce match !

Comment avez-vous préparé votre semaine ?

C’est toujours différent. Pour être différent sur le terrain, il faut faire une semaine particulière. Ça ne veut pas dire être trop sérieux. Il ne faut pas non plus être trop stressé. D’ailleurs, ce n’est pas ma façon de préparer ces rendez-vous. Il faut trouver un bon équilibre. Les conditions seront peut-être difficiles, le gameplan devra être clair. C’est surtout un événement qui est top à jouer. Il ne faut pas le subir. Il faut se servir de tout ça, et notamment de la semaine dernière, pour être bien dimanche. La préparation reste entre nous. Avant Toulouse et globalement avant les gros matchs, il faut plutôt chercher la dérision que de se taper la tête contre les murs.

Avez-vous évoqué le match de championnat, perdu largement (57-5) ?

On n’a pas parlé de ça, mais on se souvient de ce match. C’était un contexte différent, mais nous étions aussi différents. On n’était pas encore très bien connectés. Cette rencontre a beaucoup servi pour la suite, pas pour dimanche mais pour le championnat. Elle avait fait du bien.

On imagine que vous avez beaucoup parlé de l’entame de match…

Bien sûr, on en a discuté entre nous. Je cherche à faire les choses différemment, car on doit vite apprendre. Si tu n’apprends pas en sept jours, tu n’existeras pas dimanche. Globalement, sur le gameplan, je veux de la clarté. Je ne veux pas les submerger d’informations. Ça serait une erreur. Je veux une clarté dans le gameplan, que l’on arrive en confiance. Mais, ça ne suffira pas de faire un bon début de match. Il faudra faire 80 minutes, voire 100 minutes de haut niveau. Toulouse est premier partout, dans tous les secteurs, quasiment pendant 80 minutes. C’est la différence entre les grandes équipes et les autres. Il va falloir être différent.

Votre défense est efficace en Top 14, elle est en très grande difficulté en Champions Cup. Comment l’expliquez-vous ?

Clairement, ça ne me fait pas plaisir. Ça m’inquiète même pour tout vous dire. On se rassure beaucoup dans ce secteur en championnat. Mais il est vrai qu’on prend trop d’essais en Champions Cup. Contre Toulouse, si tu n’es pas performant dans ce secteur, tu vas en prendre beaucoup et tu ne gagneras pas le match. On a rectifié des choses. La clef de tout ça, ça sera la fraîcheur de nos avants pendant 80 minutes. Ça va être très important.

Avez-vous évoqué cette rencontre avec Melvyn Jaminet, qui est en très grande forme depuis son retour ?

Je me suis déjà exprimé sur son cas. On a bien préparé son retour dans le groupe et à la compétition. Melvyn a vécu des moments difficiles, mais il est maintenant bien dans sa tête. Il est là, comme les autres joueurs. C’est un bon match pour lui et les autres. Je n’ai pas parlé avec lui de ça dans la semaine. Toulouse, ça ne rajoute rien. Il n’a pas de pression à avoir. Il n’a rien à prouver. Il doit faire des choses pour l’équipe, comme les autres. D’ailleurs, il n’est pas en guerre avec Toulouse. Il est parti. On connaît les conditions. On a voulu l’accueillir, et lui, il a voulu rentrer à la maison. C’est simple.

Avez-vous beaucoup pensé à Ugo Mola cette semaine ?

Je me suis beaucoup mis à sa place (rires). Vous avez raison. Sur les matchs de très haut niveau, tu essaies d’anticiper sur ce que le staff adversaire peut faire. On ne se limite pas à nous deux, à un duel entre nous. Ça serait un manque de respect par rapport à nos staffs. Maintenant, oui : qu’est-ce qu’il va faire, comment il va me surprendre ? On crée des scénarios pour essayer d’anticiper et créer de la surprise. Vous le savez, je m’entends très bien avec Ugo. J’ai du respect pour lui, mais n’y aura pas de cadeau (rires). Il y a un respect entre nous, mais les managers se co-construisent dans la malice (rires). Il faut de la stratégie. Il faut un plan pour faire les choses. Après, nous sommes dépendants de nos joueurs. Il y a des choses qui se passent et que l’on ne peut pas contrôler.

Quelle incidence aura Mayol lors de ce rendez-vous ?

Honnêtement, pour moi, ça ne change pas grand-chose. Il y a juste un environnement qui change. On s’est posé la question d’aller jouer au vélodrome. Le président a décidé que l’on devait récompenser notre public. Notre public méritait de jouer Toulouse à Mayol. Mais, vous savez, Toulouse a de l’expérience. Je ne suis pas persuadé que c’est ça qui va nous faire gagner le match, mais ça sera un moment particulier. Jouer à Mayol nous donnera 5 % de plus face à Toulouse. J’insiste : l’environnement sera avec nous, mais ça ne nous fera pas gagner les matchs. Mayol va nous offrir un supplément d’âme, mais ça serait mentir que de dire que ça suffira pour battre Toulouse. Mais oui, nous sommes bien ici, c’est aussi peut-être pourquoi on marque un peu plus ici.

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Source Rugbyrama

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