Soulagé, le manager montalbanais peut l’être assurément. La victoire à Mont-de-Marsan, même si elle ne résout pas tout, enlève un gros poids qui pesait sur les épaules des Sapiacains. De quoi accueillir les Normands avec un peu plus de sérénité.
Est-ce que la victoire chez les Montois peut-être considérée comme un déclic ?
On verra. Il faut rester humble. Nous réussissons à gagner dehors après de longs mois de disette ; on a gagné face à une équipe qui n’est pas parvenue à présenter une belle copie et de notre côté nous avons pris le match par le bon bout, avec un peu de réussite aussi. On avait coché ce match dans les Landes, comme d’autres. Cette fois ça a fonctionné. Cela permet d’aborder le reste de la compétition plus confiant mais ce succès ne sera important que s’il est validé face à Rouen.
Une équipe qui vous a malmené à l’aller ?
On tourne à 8-8 à la mi-temps chez eux en rendant une pâle copie et on termine à 8-22 après une seconde période catastrophique. A nous de mettre en place notre jeu pour ne leur laisser aucun espoir. On sait que quand on a moins peur des adversaires on peut faire des erreurs.
Il faut donc avoir peur des Normands ?
C’est une équipe de seconde moitié de Pro D2, avec tout le respect que je lui dois. Nous, on doit se comporter en tant qu’équipe qui se situe en milieu de tableau. On doit s’investir dès le coup d’envoi, se concentrer sur notre action et ne jamais s’endormir.
Le travail c’est la discipline, sauf que vous revenez de Mont-de-Marsan avec un rouge et un jaune. Malgré tout vous arrivez à vous imposer. Paradoxal, non ?
L’expulsion est tout à fait logique. Nous avons alerté les garçons que nous commençons à retaper un peu trop haut. C’est sûr que nous prenons trop de cartons en ce moment même si en termes de pénalités on est moins pénalisé que l’adversaire. Il faut de l’agressivité mais de l’agressivité dans la règle, notamment en matière de plaquages qui doivent être au niveau de la ceinture ou dans les jambes.
D’autant plus que les arbitres ne laissent rien passer ?
Il faut assurer la sécurité du joueur. Les faits sont clairs, à Mont-de-Marsan il n’y a rien à dire.
Quand vous voyez les images, vous vous dites que vous êtes maudits de finir encore à quatorze ?
Je me dis que ça peut nous galvaniser et je pense que c’est ce qu’il s’est passé. On a réussi à rivaliser, tenir le match même à treize. En plus on leur donne des essais cadeaux.
Juste avant le retour au vestiaire à la mi-temps vous dites quoi au groupe dans un aparté ?
Souvent cette saison on était pas mal à la mi-temps avant de perdre. Mon approche était de faire retomber l’intensité.
Ça ne s’arrange pas côté blessures avec celle de Maxime Salles (lire ci-contre) ?
Je n’ai aucun doute sur les garçons qui sont alignés à chaque match. La direction performance gère les choses pas mal, je touche du bois pour qu’il n’y en ait pas d’autres (sourire). Après, on est pas mal par rapport aux autres équipes dans ce domaine-là.
Il vous faut donc une nouvelle fois changer vos plans à l’arrière contre Rouen ?
Et oui ! On utilise ceux qui sont physiquement et stratégiquement les plus en forme.
Maxime Salles lui aussi blessé
Le seconde ligne n’était pas à l’entraînement ce mercredi et a été reçu pa Florian Ninard dans son bureau. Alors, y aurait-il un souci Oulai ? « Il y des choix qui sont faits. Nous avons des secondes lignes qui travaillent bien, Matt Beukeboom et Dimitri Vaotoa qui reviennent dans le jeu. Cela fait partie de notre sport » s’est contenté de dire Florian Ninard. Une chose est factuelle, c’est qu’ Evrard Oulai n’est pas sur la feuille de match ce soir.
Evrard Oulai hors groupe ?
Sa sortie en fin de rencontre à Mont-de-Marsan pouvait paraître inquiétante, surtout après un sautillement après la réception d’une chandelle. Florian Ninard a confirmé que l’ailier-arrière des verts et noirs a passé des examens cette semaine. « Avant cette réception où sa cheville tourne un peu mais finalement sans gravité, il avait déjà ressenti une gêne aux ischios pendant une course. On verra dans les jours qui viennent comment la situation va évoluer en ce qui le concerne » a noté Florian Ninard.
