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« On s’attend à un Munster différent de celui de mon époque », explique Bru

Le manageur de l’UBB Yannick Bru se prépare à vivre un difficile quart de finale européen face au Munster. Il nous a confié quelques réflexions après la victoire aux deux visages face à l’Ulster.

Comment s’est passée cette semaine de préparation ?

Avec une semaine de six jours seulement, nous étions d’abord dans l’esprit de bien récupérer et de se concentrer sur l’essentiel et sur ce qui va vraiment être important au moment de se retrouver face au Munster. On a bien ciblé les secteurs qui nous intéressent évidemment, mais la priorité c’était vraiment de bien récupérer, avec pas mal de joueurs parmi nous qui ne se sont quasiment pas entraînés.

Était-ce lié à la chaleur qui régnait dimanche après midi et dont vous avez parlé tout de suite après le match ?

En fait on a eu quelques petits bobos. On a eu aussi certains autres joueurs qui ont eu du mal à enchaîner avec ce rythme et notamment ceux qui étaient partis en vacances. Oui, Damien Penaud a par exemple beaucoup souffert de la chaleur mais d’autres joueurs dans le pack également. Voilà, pourquoi on a vraiment privilégié la récupération.

Après la victoire contre l’Ulster, quelque chose nous a frappés. Tout de suite, vous avez parlé de la statistique du combat au sol qui ne vous avait pas été favorable. Vous avez tout de suite dit que le Munster avait très bon contre la Rochelle dans ce secteur.

Oui, tout le monde a vu que le Munster avait bâti son succès sur la domination au sol et sur les points de rencontre contre la Rochelle et on sait que les Irlandais usent beaucoup les équipes françaises dans ce secteur. Ça s’est vérifié et nous, nous avons fait une performance trop moyenne contre l’Ulster dans ce secteur.

C’est une question d’organisation, d’engagement, de course, de soutien ?

Un peu les trois. Oui, ça se travaille à l’entraînement, forcément, avec des repères forts à avoir. Mais aussi, mentalement, parce que, comme la défense, cette zone-là, c’est une organisation, mais c’est aussi un état d’esprit.

Le Munster, au-delà de ça, présentera-t-il un style différent de celui l’Ulster ?

On connaît les vertus ancestrales de cette équipe, qui est doublement titrée au niveau européen. C’est une équipe qui a les efforts et le travail sans ballon dans ses gènes. Mais je trouve que depuis quelques années, ils ont mué vers un rugby plus complet, un rugby de possession. Donc on s’attend à un Munster différent de celui que j’étais habitué à affronter à mon époque.

Parce qu’il faisait beaucoup d’occupation à l’époque, non ?

Oui, à l’époque le Munster c’était synonyme de gros pack autour de Paul O’Connell et avec beaucoup de jeu au pied autour de Ronan O’Gara. Maintenant, c’est une équipe qui a fait sa mue vers un jeu offensif de possession, donc c’est quand même un peu différent, mais chez eux, on trouvera quand même cette valeur du travail et des épreuves.

La baisse de fin de match de la semaine passée, était-ce l’évolution normale d’un match de rugby, c’est-à-dire une baisse inévitable quand on mène au score ? Ou avez-vous vu d’autres choses avec le recul ?

Non, c’est un sujet sur lequel on travaille effectivement. Sur nos dernières sorties, nous avons connu des baisses de concentration qui nous ont coûté cher. De toute façon on ne rentrera pas dans les meilleures équipes européennes en faisant du travail à temps partiel.

Nous vous avons senti heureux du travail en mêlée en touche. Peut-être que l’Ulster n’était pas le meilleur des sparring partners, mais vous avez exprimé une certaine satisfaction là-dessus.

J’étais quand même lucide par rapport aux forces en présence. Mais contre l’Ulster, nous avons été cohérents avec notre plan de jeu qui était de fournir des efforts collectifs au niveau du pack que ce soit dans les mauls ou en mêlée. Mais notre plan face au Munster sera probablement différent. Mais c’était bien le week-end dernier, de pouvoir compter sur le registre-là.

Y a-t-il ou deux joueurs à qui vous aimeriez rendre hommage, des joueurs pas forcément parmi les plus médiatisés que vous sentez sur une bonne dynamique ? Bien sûr, on a pas mal parlé de Cyril Cazeaux après la victoire face à l’Ulster

Évidemment, nous sommes contents de la progression de Cyril Cazeaux, qui montre tout son potentiel. Je suis content de lui. Je suis aussi content aussi de Joey Carberry qui a réalisé une très belle prestation au service de l’équipe avec le numéro 10. Mais tout ça n’aura servi à rien si on rentre tête basse samedi à 18 h. On a juste réalisé des prestations normales à notre niveau, mais je pense que samedi, le niveau sera un peu différent.

On a remarqué Pete Samu, aussi pas spécialement connu du grand public, pas une grande vedette mais très à son aise face à l’Ulster…

C’est toujours difficile de sortir des joueurs du collectif. Mais Peter Samu, on l’a vu dans la lignée de ce qu’il fait depuis quasiment deux mois maintenant. Il enchaîne les performances de très haut niveau et il montre pourquoi il compte plus de quarante sélections avec Wallabies. Et en plus, c’est un joueur d’une très grande humilité et d’un très fort altruisme. Il est très apprécié au sein de l’effectif.

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Source Rugbyrama

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