
Utilisé en qualité de finisseur face aux Saracens, l’international français retrouve une place de titulaire ce dimanche pour ce choc cinq étoiles face à Toulouse (16h).
En bord de rade, il y a des cas et des débats, entre le port et le Faron, qui électrisent un peu plus la foule. La semaine passée, après vous avoir révélé que Baptiste Serin n’attaquerait pas le huitième de finale face aux Saracens, le tout Toulon a usé des litres de salive pour commenter le choix de Pierre Mignoni.
Serin, plutôt à l’aise face à la presse, avait coupé l’herbe sous le pied de ses supporters en soutenant le choix du staff. « On a un effectif pléthorique. Il faut savoir laisser sa place de temps en temps, même si c’est dur quand on est compétiteur (rires). D’autant qu’on n’est plus dans les années 1980 où les remplaçants n’entraient pas. Le banc peut faire basculer le match. Ben (White, NDLR) mérite de jouer ce match. Il sort d’un bon Tournoi, d’un très gros match à Castres. Cela me paraît normal qu’il attaque cette partie face aux Saracens. Je me suis en plus trouvé un peu en dedans sur les deux derniers matchs. »
Baptiste fait des choses que personne ne sait faire
Avec 1306 minutes à son compteur, et une récente découverte du rôle de père, l’international français, aux neuf réalisations cette saison dont trois en Champions Cup, a déjà mis son corps à rude épreuve lors des derniers mois. Proche de ses leaders, Mignoni avait indiqué, au retour de la trêve, qu’une plus grande rotation allait être mise en place lors des prochaines semaines dans le but de concerner l’ensemble de ses joueurs. C’était aussi, pour lui, une juste récompense des efforts donnés par ceux qui jouent moins, mais aussi une volonté de préserver des forces vives pour les matchs couperets : « J’ai deux équipes proches l’une de l’autre », avoue-t-il depuis plusieurs semaines aux médias. La performance à Castres (défaite 28-26, le 29 mars dernier) a donné du crédit à son propos.
Pour la réception du Stade toulousain, Mignoni a tout de même décidé de repartir sur une charnière plus classique avec Baptiste Serin à la mêlée, et Paolo Garbisi à l’ouverture. Cette année, au fil des rencontres, le tandem a su trouver les automatismes nécessaires pour donner une plus grande assise au jeu varois.
Leader et relais
En janvier dernier, le Transalpin avait évoqué, après une partie réussie, sa relation avec le créatif Baptiste Serin. « Ce n’est pas que ça a été compliqué au début, mais c’est différent que de jouer avec un numéro 9 plus distributeur. Notre connexion est à l’image de notre équipe, cela prend du temps. Mais, si on arrive à mieux se trouver, on va forcément aider le collectif. On joue aussi mieux parce que les avants sont dominants. Pour revenir à son impact dans le jeu, il faut jouer avec les qualités de chacun. C’est un mec hyper talentueux. Il a largement la place de faire ce qu’il fait. Au-delà de lui, il apporte au collectif. Honnêtement, Baptiste fait des choses que personne ne sait faire. C’est un plaisir de jouer avec lui. C’est un mec qui prend la pression sur lui et qui en enlève aux autres. »
Dans ce sommet, le demi de mêlée, arrivé en 2019 au RCT, sera attendu comme un des hommes importants. « Aujourd’hui, précise Sergio Parisse, il y a un groupe de leaders dont fait partie Baptiste. Ce groupe est beaucoup plus homogène, et les leaders collaborent beaucoup mieux entre eux pour élever le collectif. Et nous, en tant que staff, on le sent. On est contents aussi de cette progression chez nos leaders d’équipe. Au-delà de notre capitaine David (Ribbans, NDLR), on a besoin d’avoir un certain nombre de relais au sein de l’équipe. On est en train de trouver ça, et c’est important pour aller loin dans la compétition. »
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Source Rugbyrama
