Partenaire de la LNR et désormais de la FFR, Betclic s’impose comme un acteur central dans le monde du rugby français. Le fruit d’une belle histoire d’amour entre son fondateur, Nicolas Béraud, et un sport qu’il a en passion.
Comment est née l’aventure Betclic ?
L’histoire de Betclic commence en 2005 à Londres. J’étais un passionné de sport depuis toujours et plus particulièrement de rugby. Je suis aussi un passionné de nouvelles technologies et, à l’époque, on vivait l’émergence des sites de paris sportifs en ligne. C’était un marché en plein développement chez les Anglo-Saxons, mais ils proposaient des sites très compliqués. On ne comprenait rien, il y avait des quantités de tableaux de chiffres, on avait même du mal à trouver et comprendre les cotes. Mon idée et mon ambition avec Betclic étaient de permettre à tout amateur de sport de pouvoir parier simplement, pour prolonger sa passion. C’était notre ADN, et ça l’est toujours aujourd’hui.
En quoi cela participe-t-il à « nourrir la passion » ?
Par exemple, lors d’un match du Tournoi des 6 Nations, vous placez 5 euros sur un essai de Louis Bielle-Biarrey. Même si ce n’est pas un gros pari, vous allez regarder le match avec encore plus d’intensité ! Le pari sportif, c’est vraiment un moyen de rendre le sport plus intense. Vous éprouvez vos connaissances du sport, vous essayez d’anticiper des scénarios. Et si cela se produit, il y a un petit sentiment de fierté. Le pari, c’est avant tout cela. Betclic doit vraiment être une plateforme de divertissement, de plaisir. Bien sûr, on joue de l’argent, mais la majorité des joueurs ne mise que de petites sommes. Notre ambition est vraiment d’augmenter la passion du sport.
Initialement basée à Londres, votre entreprise est désormais installée à Bordeaux. Pour quelles raisons ?
Après sa création en 2005 et son développement, j’ai quitté l’entreprise en 2011. Puis, je suis revenu en 2017 à la demande des actionnaires. À ce moment-là, la société n’allait pas bien. Je suis revenu avec l’ambition d’en faire un leader européen. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de nous installer à Bordeaux, une ville que je connaissais puisque j’avais effectué mes études à Talence. Le but était avant tout de réunir nos salariés en un même lieu, alors qu’ils étaient jusqu’ici dispersés en Europe. À Bordeaux, l’écosystème me semblait également propice au digital avec beaucoup de start-ups déjà implantées, des entreprises dans le jeu vidéo, des écoles d’ingénieurs spécialisées dans le marketing digital, des laboratoires de recherche reconnus… C’est donc ici, à Bordeaux, que j’ai choisi de rassembler mes équipes. J’ai aussi recruté beaucoup de gens sur place. Ça a été un vrai succès puisque l’on a réussi à trouver des talents et à former des équipes bien meilleures que celles que nous avions ailleurs. L’intérêt d’aller en province, quand vous êtes une marque comme Betclic, c’est aussi d’être visible. Vous faites partie des entreprises qui comptent. À Bordeaux, nous sommes une des principales entreprises technologiques, ce qui facilite le recrutement de talents. Quand vous êtes à Paris ou à Londres, vous êtes une entreprise parmi des centaines, voire des milliers, et vous affrontez des géants comme Meta, Google, et autre Blablacar. C’est vite compliqué d’exister face à une telle concurrence. À Bordeaux, notre pari a été gagnant. Aujourd’hui, nous sommes plus de 800 employés et nous sommes devenus les leaders du marché en France. Nous sommes également bien implantés en Europe.
Dans votre histoire personnelle, avez-vous un lien particulier avec le rugby ?
J’ai toujours été fan de rugby, depuis tout petit. Je regarde beaucoup de matchs à la télé. Le XV de France évidemment, mais aussi le Top 14. Je vais au stade autant que possible, voir le XV de France ou ici, à Bordeaux. Avec l’UBB, on a la chance d’avoir une très belle équipe. Je suis aussi très admiratif du Stade Toulousain, qui a construit une équipe incroyable et qui est aussi super agréable à suivre, notamment en Coupe d’Europe.
Y avez-vous joué ?
Le rugby a toujours fait partie de mes sports favoris. Quand j’ai fait mes études à Bordeaux, on avait une bonne équipe universitaire, et j’y comptais beaucoup d’amis. J’aime le côté physique et très stratégique de ce sport, ce mix est extraordinaire. Mais je trouvais que je n’avais pas la carrure adéquate pour prétendre y jouer autrement qu’occasionnellement. (Il sourit.)
Pourquoi avoir choisi d’associer votre entreprise au rugby ?
Le rugby, c’est un sport avec des valeurs vraiment très fortes. On le voit au stade. J’aime beaucoup le football aussi, mais l’ambiance que vous avez dans un stade de rugby est vraiment unique. Au rugby, il y a un état d’esprit qui tient une place importante. C’est pour toutes ces raisons qu’il nous semblait assez naturel de nous associer au rugby. On était déjà partenaire de la Ligue avec le Top 14. On voulait aller plus loin, d’où notre partenariat avec la FFR. Notre ambition est que Betclic soit l’un des premiers partenaires du sport français.

On sent cette envie d’être un acteur du sport, pas seulement un observateur ou «consommateur»…
Ce lien est naturel et nécessaire. Le pari sportif, c’est le prolongement de la passion du sport, on se doit donc de soutenir aussi le sport français. On sait que la situation est actuellement compliquée, notamment sur le plan financier. C’est vrai pour le rugby, pour le football, mais aussi pour les sports moins médiatisés. Notre vocation est d’être partenaire de tous les sports. On l’est par exemple au basket et au volley. On va probablement signer bientôt avec d’autres fédérations. Le but, c’est de soutenir le sport français dans sa globalité. On est un partenaire, donc on donne de l’argent, c’est usuel. Mais contrairement à d’autres partenaires ou sponsors, notre relation va au-delà d’un simple lien financier ou de visibilité : Betclic, ce sont tous les mois 2 millions d’amateurs de sport qui se connectent sur l’app. C’est plus que les meilleures audiences de Canal+ pour le Top 14, par exemple. Et c’est une audience ultra qualifiée. Ceux qui se connectent et parient sur Betclic sont des amateurs de sport et des connaisseurs, dans une tranche d’âge assez jeune, entre 20 et 35 ans. C’est une population intéressante pour les fédérations sportives, qui cherchent à rajeunir leur base de supporters.
En quoi pouvez-vous les aider ?
Quand on devient partenaire d’un sport comme le rugby ou le basket, on le met plus en avant sur notre application. On l’a fait, par exemple, pour la Betclic Élite, le championnat de France de basket. Humblement, je crois que l’on a contribué au développement de la Betclic Élite ces dernières années.
Et pour le rugby ?
C’est la même logique. Depuis que l’on est partenaire, on le met plus en avant, que ce soit le Top 14 ou maintenant le XV de France. Pour France-Angleterre, par exemple, le match était à la Une sur notre application. C’est-à-dire qu’on le mettait davantage en avant qu’un match de football ou d’autres événements sportifs. Quand on fait cela, ou que l’on organise des jeux concours, des opérations spéciales pour faire gagner des places, on valorise le rugby. Quand la FFR signe avec nous, elle mise aussi sur un partenaire qui va l’aider à se développer. Derrière Betclic, il y a des passionnés qui iront plus souvent au stade, regarderont plus de matchs à la télé, et peut-être même commenceront à pratiquer. Nous sommes un contributeur actif, pour aider à développer les sports que l’on promeut.
Le rugby représente-t-il un gros volume de paris ?
C’est le cinquième sport le plus parié et il représente environ 5 % des mises totales.
Ce n’est pas énorme…
Effectivement, mais il faut aussi voir un autre chiffre : chaque mois, la moitié de nos parieurs a tenté sa chance au moins une fois sur du rugby. Le volume total n’est pas énorme, mais il y a un véritable attrait, une curiosité. Cela montre le potentiel de développement. Il faut aussi voir la progression : depuis la dernière Coupe du Monde à l’automne 2023, les mises sur le rugby ont progressé de 60 %. C’est aussi dû au fait que l’on met plus en avant le Top 14. Et désormais que nous sommes partenaires de la FFR, on va encore accélérer cette exposition. Il n’y a pas de raison que le rugby ne devienne pas un sport encore plus parié, puisque c’est un sport spectaculaire avec des fins de match à suspense. Si on se reparle dans un an ou deux, je suis persuadé que l’on sera au-dessus de ces 5 % de mises.
L’effet « Coupe du Monde » est assez remarquable…
C’est très clair. On voit que le rugby est de plus en plus suivi, et cela se vérifie aussi chez nous. Il y a également l’effet impactant de cette nouvelle génération de joueurs. On voit émerger des stars, les gens s’identifient à elles et suivent leur parcours.
Savez-vous quel match de rugby a historiquement été le plus parié ?
Le quart de finale de la Coupe du Monde, France – Afrique du Sud. Malgré l’issue malheureuse…
Quoi d’autre ?
Le dernier Angleterre – France, par exemple, a été parmi les trois matchs les plus pariés ce jour-là. Le même jour, il y avait le derby de Madrid en football, l’Atlético contre le Real, qui est arrivé en tête. Mais Angleterre – France en rugby arrivait rapidement derrière. Derrière l’énorme machine qu’est le foot, le rugby parvient à se faire une place. C’est intéressant et cela marque un vrai changement.
D’autres sports, comme le tennis, semblent pourtant plus propices aux paris sportifs, de par leur mécanique…
C’est vrai, le rugby n’est pas naturellement calibré pour le pari sportif. Cela tient aussi à ses rapports de force : souvent, les matchs sont déséquilibrés, la logique est respectée, et les équipes à domicile l’emportent très souvent. Ajoutez à cela qu’il y a très peu de matchs nuls, et les cotes ne sont pas toujours attractives.
Quels sont les sports les plus faciles à parier ?
Deux autres sports s’y prêtent particulièrement bien. D’abord, le tennis, parce qu’il offre de nombreux « matchs dans le match » : chaque set, chaque jeu, chaque point… Ensuite, il y a le basket, qui est très rythmé et structuré en 4 quart-temps, multipliant ainsi les opportunités de paris.
Le rugby, en revanche, se prête davantage au pari en direct : qui va remporter la mi-temps ? Qui va marquer le prochain essai ? Chaque match propose une multitude d’événements à suivre et sur lesquels miser. C’est d’ailleurs plus diversifié que le football, où les scores les plus fréquents restent 1-0 ou 2-0… voire 0-0.
En termes d’activations et de communication, quel joueur du XV de France allez-vous mettre en avant ?
En France, il est interdit d’utiliser l’image individuelle de joueurs en activité. Pour être clair, nous ne pouvons pas mettre en avant un Antoine Dupont ou un Louis Bielle-Biarrey, même s’ils sont les têtes d’affiche du moment. Nous pouvons, en revanche, utiliser des images collectives, dans le cadre de notre partenariat. Nous avons une génération exceptionnelle, et nous comptons bien la valoriser en mettant les joueurs en avant de manière collective et en les faisant tourner.
Quoi d’autre ?
Ce que l’on veut faire, c’est créer des expériences uniques pour nos clients et joueurs. Betclic, ce n’est pas seulement du pari sportif. Nous voulons offrir la possibilité de gagner des places pour des matchs d’exception. Un Irlande – France, un Angleterre – France, ce sont des rencontres à vivre absolument. Aller à Twickenham, c’est une expérience inoubliable.
Nous réfléchissons aussi à des opérations permettant d’emmener nos gagnants à la rencontre des joueurs, de leur faire découvrir les coulisses de Marcoussis, ou encore de leur offrir des places VIP au Stade de France. Ce sont des expériences qui n’ont pas de prix, tout simplement parce qu’elles ne sont pas accessibles au grand public.
Il y a beaucoup d’idées et d’initiatives à imaginer autour de ce partenariat. Nous y travaillons, avec l’objectif d’offrir la plus belle exposition possible au rugby.
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Source Rugbyrama
