
Romain Ntamack, Grégory Alldritt, Emmanuel Meafou, les cadres de l’équipe de France poussent pour jouer les matchs estivaux en Nouvelle-Zélande. Alors qu’habituellement ces joueurs sont exemptés des tournées d’été.
Romain Ntamack : « C’est mon rêve de jouer là-bas »
« Finale ou pas finale, s’il faut y aller, ce sera avec plaisir. Une tournée en Nouvelle-Zélande, c’est quand même unique. C’est mon rêve de jouer là-bas, donc si j’ai la chance de pouvoir y aller, même si le club est en finale, ce sera évidemment avec plaisir. […]
Une tournée chez les All Blacks, il n’y en a pas cinquante. C’est à ne pas négliger. Ce seront des matchs extraordinaires à disputer. Qu’il y ait Toulouse ou non en finale du championnat, j’irai avec grand plaisir. J’en ai parlé avec d’autres joueurs qui ne sont pas fermés à l’idée d’y aller. Après, il faut que la Ligue et la Fédé en discutent. Mais à mon sens, s’il y a une concession à faire, ce serait pour celle-là. D’autant que, d’après ce que j’ai compris, ce pourrait être les dernières tournées d’été. »
Grégory Alldritt : « Je veux absolument connaître ça dans ma vie »
« Si je suis sélectionné pour la Nouvelle-Zélande, je serai, comme toujours, ravi de représenter la France. […] Jouer dans l’hémisphère Sud est quelque chose que je veux absolument connaître dans ma vie : ça doit être tellement spécial. Mon objectif premier est d’y être en 2027, en Australie… Peut-être que ça arrivera avant… »
Emmanuel Meafou : « Bien sûr, j’ai envie d’aller en Nouvelle-Zélande »
« Bien sûr, j’ai envie d’aller en Nouvelle-Zélande. Je pense que n’importe quel joueur qui veut évoluer au plus haut niveau va dire la même chose. Nous, ce qu’on espère, c’est disputer les plus grands matchs. Les All Blacks, on le sait, c’est l’une des meilleures équipes au monde. Et si tu veux devenir le meilleur, il faut battre le meilleur. Alors, même si on sort d’une saison de dix ou onze mois, même s’il faut encore enchaîner, et même si on doit faire trente heures de vol… Et je connais bien les heures de vol pour aller là-bas ! Franchement, ce n’est pas facile d’être tout en haut. Mais le moyen le plus efficace d’y parvenir, je le répète, c’est de battre les meilleurs. Si je suis choisi dans le groupe qui partira en Nouvelle-Zélande, ce sera énorme à mes yeux. En plus, c’est à côté de chez moi, puisque j’ai grandi en Australie. J’ai beaucoup de famille et de potes là-bas, donc ce serait cool. Et je sais que c’est pareil pour Peato (Mauvaka, qui est de Nouvelle-Calédonie, N.D.L.R.). Puis, je suis né en Nouvelle-Zélande même si je n’y suis pas resté longtemps. Malheureusement, il n’y aura pas de match en Auckland (où il est né, N.D.L.R.). Maintenant, je dis oui pour partir en tournée, même si nous sommes en finale du Top 14, mais on verra aussi comment mon corps se sent. Ces dernières saisons, j’ai connu des blessures ou des problèmes physiques durant les derniers mois. Ma priorité, c’est mon corps et le club. Mais si tout va bien, ce sera bien sûr un grand plaisir de partir avec mon pays, la France, et d’aller jouer dans le pays où je suis né, contre une des meilleures équipes du monde. De toute façon, ce sont le staff et les dirigeants qui choisiront. »
Jean-Baptiste Gros : « J’aimerais évidemment en être ! »
« Si j’ai le choix, j’aimerais évidemment en être ! Ça semble incroyable comme expérience et c’est quand même le pays du rugby. Mais ce n’est pas moi qui vais prendre la décision. Comme l’a dit le staff, tout dépendra de notre forme à la fin de la saison. »
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Source Rugbyrama
