S’ils repartent du Pays basque lourdement battus chez un prétendant à la montée en Top 14, les joueurs de l’USM ont eu le mérite de ne jamais lâcher prise.
Le spectacle était au rendez-vous, ce dimanhe 12 décembre, au stade Jean-Dauger. Avec neuf essais, les deux équipes ont offert du rugby comme on l’aime, avec du suspense et des renversements de situation. Et même si les Montalbanais s’inclinent au final en encaissant une nouvelle fois plus de 40 points, force est de constater qu’ils ont répondu à l’attente de leur staff qui avait demandé de changer d’état d’esprit après les quatre dernières très lourdes défaites ramenées des quatre derniers voyages.
Les dernières minutes sont symboliques d’une rencontre qui a viré presque dans l’irrationnel après la sirène, quand les Montalbanais pouvaient aller chercher un bonus défensif, alors que leurs hôtes pouvaient décrocher celui offensif. Après plusieurs turn-overs ce sont finalement les Basques qui auront le dernier mot au bout du bout, mettant un terme à un superbe combat salué par tout un peuple debout. Hier, contrairement aux dernières rencontres, Montauban ne s’est pas écroulé quand en début de seconde période l’équipe a subi une vraie marée (rugbystique celle-là et pas venue des cieux comme vendredi), quand les Bayonnais vont inscrire trois essais en moins de dix minutes pour prendre le large au score (34-10).
Du côté de l’USM, on pouvait croire à un nouvel effondrement après une première période remarquablement jouée. Au cours des quarante premières minutes, les Basques ont en effet eu les pires difficultés pour s’exprimer, mettre leur jeu en place, face à des Tarn-et-Garonnais venus sans complexe et qui n’hésitaient pas à jouer tous les coups à fond. C’est cet état d’esprit qu’ils vont retrouver en deuxième partie de seconde période en faisant sérieusement douter le prétendant numéro un à la remontée, notamment avec un essai fantastique de près de 100 mètres de Segundo Tuculet. Si les Sapiacains repartent avec zéro point au compteur, ils n’ont peut-être pas tout perdu à Jean-Dauger.
