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Pro D2 – Après deux larges défaites, comment Nice tente de donner un sens à une fin de saison délicate

La victoire des Niçois face à Agen (31-29), il y a un mois, n’était donc peut-être qu’un leurre. Dans la douce euphorie de ce succès après quatorze matchs sans gagner, on avait peut-être oublié la faiblesse de l’adversaire ce soir-là. Nevers (48-24), il y a deux semaines, et Soyaux-Angoulême (48-14) vendredi soir, ont fait redescendre d’un coup les espoirs d’une fin de saison plus tranquille.

Après la déconvenue face à Nevers, Alexandre Compan avait décidé de changer onze joueurs parmi les titulaires face à Soyaux-Angoulême. Sans grande réussite, au final. Avec encore beaucoup trop de déchets dans la zone de marque, lors d’une première période archi-dominée par les Niçois mais qui les voyait tout de même rentrer aux vestiaires avec sept points d’écart au tableau d’affichage.

Il avait fallu que les hommes de Thibaud Rey cravachent plus d’une demi-heure dans les vingt-deux mètres pour que David Odiete marque un premier essai, alors qu’il n’avait suffi que de cinq secondes et d’une interception d’Eoghan Barret pour scorer pour Soyaux-Angoulême. Rageant, mais tellement logique au regard des trajectoires des deux équipes cette saison.

D’un côté, Soyaux, en pleine confiance, lutte pour accrocher le Top 4 ; de l’autre, Nice, qui n’a jamais trouvé sa place en Pro D2.« Face à Soyaux, on a eu deux visages un peu différents, explique le coach Alexandre Compan : une première mi-temps où l’on se retrouve dans l’engagement et dans l’intensité. À 14-7 à la mi-temps, ce n’est pas cher payé pour Soyaux. Mais on a manqué de pragmatisme, nous n’arrivons pas à conclure et au final on laisse beaucoup d’énergie. On fait quatre, cinq erreurs et on prend logiquement des points. Soyaux ne pensait pas qu’en ayant plus rien à jouer, on serait aussi présents dans le jeu. Si l’on rajoute quelques décisions arbitrales contestables, même si on ne lutte plus contre ça, on peut dire que l’addition est lourde mais qu’on s’est battus, et que l’on continuera de se battre jusqu’au bout. »

Un comportement volontaire

Les semaines se suivent et se ressemblent pour le Stade niçois, qui fait preuve d’un comportement volontaire ne laissant aucun doute sur l’état d’esprit des joueurs. Ceux-là sont simplement en manque de confiance, de réussite et de sécurité défensive. Avec cette étrange sensation de vivre ce genre de scénario chaque week-end. Au risque d’épuiser le staff et les joueurs, les Rouge et Noir ont concédé leur vingt et unième défaite et affichent une différence de -309. « C’est difficile de prendre du plaisir dans ce contexte, confirme le coach niçois. On essaye de garder tout le monde impliqué, mais il n’y a rien d’évident dans tout ça. Le sort des joueurs est scellé. Certains savent ce que l’avenir leur réserve, d’autres non. En tant que coach, on tente de s’extirper de cet environnement et l’on ne change pas nos habitudes. On fait des choix de raison, on choisit chaque semaine la meilleure équipe possible. »

Après la venue de Biarritz vendredi soir, le Stade niçois se rendra à Grenoble puis recevra Provence Rugby. Un chemin de croix dont Nice se serait bien passé à deux semaines de Pâques.

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Source Rugbyrama

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