
Une victoire sur le fil face à Biarritz (42-41) a fait le bonheur du président niçois Jean-Baptiste Aldigé.
Ce match face à Biarritz a-t-il été préparé comme un rendez-vous particulier ?
Pour moi, oui, mais pas pour le club. C’est le folklore médiatique, ça. C’est le jeu. On me cherche, je mords encore parfois, même si j’ai vieilli. Mais sur le terrain, pour les joueurs, chaque match est un match de gamins qui découvrent la Pro D2. Ils n’ont pas le luxe de cibler un match plus qu’un autre, ce n’est pas notre cas.
Comment analysez-vous le basculement du match en toute fin de partie ?
Je n’arrive pas à l’expliquer. Les coachs vont vous sortir les phrases habituelles, “trop d’erreurs, trop d’imprécisions”… mais techniquement, je ne sais pas quel est le geste de Biarritz qui fait que ça bascule. Je n’ai pas le souvenir précis, peut-être à cause de l’émotion. Il y a une pénalité, on ne sait même pas pourquoi. L’arbitre siffle, on la prend, et on gagne.
Dans cette 26e soirée de Pro D2, on retiendra le soulagement montois face à Oyonnax, la nouvelle performance offensive de Colomiers à Aurillac et enfin la relégation de Nice, qui ne pourra mathématiquement remonter sur la 15ème place.
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— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) April 11, 2025
Avez-vous senti un relâchement chez Biarritz ?
Non. Pendant les quatre dernières minutes, ils ne font pas d’erreur flagrante. Pas de mauvaise passe, pas de mauvais choix de jeu. Ils font entrer Johnny Dyer pour son premier match pro, et là, ça commence à taper un peu plus, ils reviennent dans le match. Mais ça ne suffit pas.
Cette victoire a-t-elle une signification particulière pour vous ?
Perso, oui. Parce qu’il y a une forme de karma. Je vais pas m’étaler, mais il y a une justice quelque part. Après, pour le projet niçois, cette victoire ne change rien. La saison prochaine ne se construira pas sur ce match.
Cette rivalité avec Biarritz, vous y croyez ?
Non. Je vois bien que les Basques ne vivent leur saison qu’à travers moi. Mais moi, je ne vis pas ma carrière à Nice pour faire mieux qu’eux. Je fais un projet ici, point. Qu’ils montent en Top 14, qu’ils fassent quelque chose, et on en reparlera. Pour l’instant, c’est pas un sujet.
Et justement, le projet niçois, où en est-il ?
C’est un super projet dans une grande région, avec un public qui sait se réjouir juste d’avoir du rugby pro. 95 % des mecs de l’effectif sont montés de Nationale. Chaque match est une découverte. Oui, on va redescendre, parce que c’est le sport pro, il faut des moyens. Mais chaque minute a été une expérience.
Des nouvelles du futur stade ?
Il y a un appel à candidatures en cours sur les trois zones. Mais surtout, on a récupéré un centre de formation ! C’est la première fois pour Nice. On pourra avoir un agrément, former des mecs ici, et pas qu’à Biarritz. C’est énorme pour la suite.
Vous préparez déjà l’effectif de la saison prochaine ?
L’effectif est à 70–80 %. Mais comme je l’ai dit à mon collègue de France Bleu Pays Basque : on parlera de l’année prochaine quand cette saison sera terminée. Il faut respecter ceux qui sont encore là.
Vous êtes surpris par l’état d’esprit des joueurs en cette fin de saison ?
Ces gars-là étaient en Nationale l’an dernier. Chaque minute qu’ils passent en Pro D2, c’est du bonus. Ils se battent encore, même ceux qui ne seront plus là. C’est pas leur quotidien, c’est du trip, du rêve. Alors ils donnent tout.
Une prime exceptionnelle a-t-elle été mise en place pour ce match ?
Non, pas pour ce match. Les primes sont dans les contrats. Mais oui, je les ai triplées. Je ne prends pas de risques : sur notre budget, on avait prévu de gagner trois matchs… Donc ça passe. Il y avait un triple, un double. C’était un petit coup de pouce. Voilà.
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Source Rugbyrama
