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Pro D2 – Max Auriac (Colomiers) : « On commence à toucher ce top 6 du doigt, on ne veut pas en sortir mais ça va être la guerre »

Avant de se déplacer chez un Stade aurillacois qui va se battre pour sa survie, l’arrière columérin Max Auriac se confie sur la forme offensive de Colomiers, la défense perfectible et surtout la guerre que représente la course au top 6.

À quel genre d’adversité vous attendez-vous face à une équipe qui devrait jouer sa vie ?

C’est toujours compliqué là-bas ! Aurillac est une équipe très performante à domicile, c’est un peu leur identité. On s’attend à un match avec peut-être moins de points, moins de grandes envolées qu’on a pu avoir sur nos deux derniers matchs, où c’étaient des matchs très ouverts, avec beaucoup de jeu. Les zones de ruck et le jeu au pied seront un peu plus importants. Après, on veut garder vraiment le même esprit de notre projet de jeu et mettre de la vitesse. On devra s’appuyer sur notre jeu d’avant, et après nous, les arrières, devrons être hyper réalistes.

Des individualités adverses ont-elles attiré votre attention ?

Non, pas vraiment. On a davantage regardé leur système en général, mais pas vraiment de joueurs ciblés. On s’est plutôt concentré sur nous, sur notre projet, être disponible avec et sans ballon, toujours debout.

Comment vivez-vous cette course au top 6 effrénée, en sept équipes, qui offre un véritable suspense ?

Je sens quand même une excitation dans l’équipe qui se crée depuis pas mal de matchs, depuis déjà le bloc précédent. On commence à toucher ce top 6 du doigt et on ne veut pas en sortir. Ça va être la guerre, il faut gagner tous les matchs et ne pas réfléchir. On sait que ça va payer si on respecte notre projet de jeu, notre engagement, et le fait d’être une bande de potes.

La cohésion du groupe est au beau fixe donc ?

Oui, même avec le staff, depuis l’été. On essaye toujours de faire des petites activités pour entretenir cette vie de groupe, notamment avec Jean Thomas, qui est un super organisateur, Hugo Pirlet aussi, qui sont là pour faire vivre ce groupe. Même les joueurs étrangers sont super intégrés, ça peut paraître logique, mais quand on fait des repas, tout le monde est toujours là. La vie en dehors est hyper importante pour nous, pour créer un groupe solide, pour aller loin. Ça a toujours existé les années précédentes mais c’est vrai que peut-être que je le ressens un peu plus.

40 points par match minimum sur vos trois dernières réceptions, 18 essais marqués en deux matchs… Vous paraissez dans une forme incroyable, comment l’expliquez-vous ?

Je dirais juste que c’est le projet de jeu qui paye, dans le sens où on a cru à ce que Julien Sarraute voulait mettre en place. Ça a payé quand on a commencé à le maîtriser, à tout comprendre, et à être plus en confiance. C’est un projet qui nécessite de la confiance parce qu’il y a beaucoup d’initiatives de chacun des joueurs. Je pense qu’on a eu un peu plus de confiance, qu’on commençait à marquer un peu plus d’essais, qu’on gâchait moins d’occasions en zone de marque, ça devient un cercle vertueux. Offensivement, c’est super mais nous avons des failles encore.

Justement, votre défense reste une interrogation, quand on sait son importance lors des phases finales.

On a mis un focus sur ça. Quand le score peut être assez gonflé, on peut avoir tendance à se relâcher un peu en défense. Pour autant, nous sommes capables de faire de grandes performances défensives, on l’a déjà montré. Il y a quand même pas mal de matchs où on a pris très peu d’essais, où on s’est mis moins à la faute. Mais on sait qu’on est capable de le faire. Il faut juste être bien vigilant sur ça.

C’est quoi votre match référence en défense par exemple ?

Contre Oyonnax, qui est une belle équipe, on encaisse 12 points. C’est quand même intéressant. Provence aussi, qui est offensive, on ne prend que deux essais. Brive, match un peu plus fermé, on ne prend qu’un seul essai. Il ne faut juste pas lâcher tous les efforts qu’on fait parce que c’est vrai qu’on laisse beaucoup de jus en attaque.

Votre entraîneur des avants Fabien Berneau expliquait que le vécu collectif fera la différence dans ce sprint final. Est-ce que vous estimez en avoir assez ?

On a quelques joueurs qui ont beaucoup d’expérience. Il y a Anthony Coletta par exemple, qui a déjà fait des phases finales, qui ont déjà joué des gros matchs en jeu. J’en oublie sûrement, mais on a des joueurs d’expérience. Mélangé à l’insouciance de certains jeunes, je pense que ça fait le bon mélange. Nos anciens l’ont et vont savoir nous le partager. Souvent, ils nous expliquent, comme sur Aurillac, ceux qui ont joué souvent comment ça se passait, que c’était toujours dur.

[…]

Source Rugbyrama

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