
Gautier Gibouin, troisième ligne et capitaine de Soyaux-Angoulême s’exprime sur le jeu de son équipe et sur la saison historique du SA XV.
Le SA XV est en position de recevoir un barrage à cinq journées de la fin de saison, comment le vivez-vous ?
On le vit très bien ! Ceux qui sont là depuis un bon moment, on était plutôt habitué à serrer les fesses pour se sauver à ce stade de la saison. C’est quand même plus agréable et plus excitant de jouer de possibles phases finales. C’est vraiment désacralisé chez nous. On joue vraiment un match après l’autre, en essayant d’être toujours présent dans le contenu. Jusqu’à maintenant, ça nous réussit, mais on ne se met pas une chape de plomb sur les épaules parce que le championnat arrive bientôt à son terme. On arrive encore à jouer libéré.
La saison en cours du SA XV est d’ores et déjà historique à plusieurs titres. Le ressentez-vous ?
Non, pas du tout. Je ne fais pas partie de ceux que les records intéressent beaucoup. La seule chose qui aura vraiment de la valeur à nos yeux, c’est de se qualifier en fin de saison. Les records, ce sont plus des choses qu’on aura fait tomber en route, des moyens d’y arriver.
Vous sortez d’un match à deux visages contre Nice (45-14). Il y a eu matière à travailler cette semaine ?
Oui. Le score est flatteur pour nous, mais on a conscience que le contenu était loin d’être parfait. Il y a beaucoup de secteurs où on doit très vite s’améliorer. Là, ça a tourné en notre faveur, on a eu de la chance, on mène 14-0 un peu contre le cours du jeu, Nice a fait une belle partie mais n’a pas été réaliste. C’est bien parce qu’on a pris le bonus offensif, mais on reste vigilant. C’est là qu’on voit notre progression cette année : les matches où on est moyen, on arrive plutôt à les gagner. Avant, dès qu’on passait un peu à travers dans un secteur, on le payait cash. L’équipe a vraiment progressé là-dessus, on arrive à faire front tous ensemble.
Il y a presque un an, vous l’emportiez à Nevers et décrochiez par la même occasion votre maintien en Pro D2. Cela vous semble-t-il loin désormais ?
Sur la fin de saison, on avait vraiment enclenché une dynamique très positive. C’est pour ça qu’à l’intersaison, quand on s’est fixé des objectifs entre nous, on avait parlé du top 6. On en rêvait un peu, mais on voulait être ambitieux. On a travaillé dur, pour l’instant ça nous sourit. On a eu la chance d’avoir moins de blessés, on ressent plus de fraîcheur, de l’émulation, il y a une concurrence saine et un état d’esprit qui reste le même. Après attention, il reste cinq matches, les deux prochains contre Nevers et Montauban vont être très difficiles et déterminants.
Vous restez sur trois victoires contre Nevers. Vous vous savez attendus ce vendredi ?
C’est une certitude. L’année dernière, on s’était maintenu là-bas, au détriment de leur qualification pour les phases finales. Leur défaite les avait sortis de la course. C’est sûr qu’ils vont avoir à cœur de nous battre. Ils ont forcément dû cocher le match sur leur calendrier, je n’ai pas de doute là-dessus. »
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Source Rugbyrama
