
Entre deux équipes aux aspirations diamétralement opposées, le scenario fut indécis jusqu’au bout. Béziers remporte son duel à l’énergie, tandis qu’Aurillac arrache un point capital pour sa survie.
Douze minutes d’arrêts de jeu. Tel était le temps affiché par le chronomètre du stade Raoul-Barrière et cette fin interminable où Biterrois et Aurillacois se sont rendus coup pour coup dans une rencontre assez décousue dans l’ensemble. Si l’ASBH désirait pousser les réjouissances dans la quête d’un bonus offensif, c’est bel et bien Aurillac qui soufflait le bonus défensif au final après des turnovers en pagaille des deux côtés. « Cela reste dans ce que l’on a envie de faire, précise Pierre Caillet. On tente des choses, et ne pas le faire aurait été un frein en tant qu’équipe que nous sommes. Avec notre mentalité, le groupe est capable d’aller chercher cette fin de match. Et si cela n’a pas fonctionné, c’est l’idée du rugby que je me fais tout de même. » Alors que les Héraultais pensaient avoir fait le plus dur suite à l’essai de Pierre Courtaud et une avance non-négligeable à l’heure de jeu, quelques travers ont coupé l’élan face à des Cantaliens admirables d’abnégation et de volonté sur plusieurs aspects. Le technicien a regretté quelques maladresses dans la conduite du jeu, il détaille : « Dans nos transitions, c’était un peu moins bien. Près des lignes, on a manqué de connexions et d’automatismes. Nous sommes toujours dans le sprint final et ce championnat est toujours aussi difficile. »
Maintenir le rythme
Pourtant, les Rouge et Bleu demeurent parmi les qualifiables et auront leur carte à jouer dans cette lutte incessante qui s’est lancée depuis de nombreuses semaines. Le capitaine du soir, Clément Doumenc estime que l’équipe a plutôt bien réagi après le non-match face à Dax : « Défensivement, c’est pas mal. On va revoir notre contenu, même si offensivement, on est par contre en déclin. Trouvons une autre façon de jouer, par rapport au début de saison. On a déjà plus le temps, il ne reste que cinq rencontres, et nous sommes au coude-à-coude avec d’autres formations qui ne laisseront plus rien en route. » Du côté des visiteurs, le sentiment du devoir accompli régnait dans les couloirs. Malmenés pendant une heure, cette issue avec le point de bonus défensif peut déclencher d’autres considérations. Tim De Jong, le troisième ligne a apprécié : « Même si je crois que l’on doit être un peu plus ambitieux parfois, nous étions un peu en retard sur nos lancements. C’était dur dans les rucks, et on devra progresser sur ce secteur. Nous sommes finalement restés dans le match jusqu’au bout et c’est déjà pas mal. » Par un calendrier démentiel à venir, Aurillac disposera encore de quelques cartouches pour assurer son maintien et la plus longue longévité en cours dans cette compétition.
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Source Rugbyrama
