Arrivé en 2018 en provenance de Bayonne, Martin Laveau a rapidement trouvé sa place à l’aile du CO, imposant une attachante personnalité. Blessé et éloigné des terrains plus d’une saison, il a repris la compétition début novembre avec succès.
La Champions Cup a-t-elle confirmé votre retour en peine forme ?
Oh oui ! Cela faisait un an que je n’avais pas fait un match de 80 minutes. Je me suis blessé le 5 septembre 2020 lors du premier match de Championnat à Agen. J’avais joué 50 minutes et j’ai été victime d’une déchirure aux quadriceps. Je suis revenu, ça a lâché, plusieurs fois.
Cette Coupe d’Europe vous a-t-elle servi de tremplin ?
J’ai fait une mi-temps à Lyon, après j’ai joué à Montpellier. Je n’ai pas participé au match face au Racing, mais j’ai fait un match plein face aux Harlequins. Cela fait du bien pour le rythme, maintenant il faut que je parvienne à enchaîner les matchs de 80 minutes. Pour l’instant, c’est un match plein sur deux, mais là je me sens très bien.
Vous avez marqué dès votre retour à Lyon, vous avez dû être heureux ?
Oui l’essai à Lyon m’a fait du bien, il m’a mis en confiance. Quand on est ailier et que l’on n’a pas joué depuis longtemps c’est toujours bien de marquer.
Surtout à l’aile du CO où la concurrence est intense ?
On est nombreux, comme à tous les postes cette saison. On a vu pendant ces matchs européens que l’effectif avait tourné mais qu’à tous les postes, tout le monde avait brillé. Cela attise la concurrence, mais c’est comme ça qu’on parviendra à se qualifier. Le turn-over ne s’est pas senti, il y a des joueurs de qualité, cela accentue l’émulation dans le groupe. Seule chose, c’est dommage de ne pas avoir remporté ces matchs européens. Cela nous aurait fait encore plus de bien.
Insinuez-vous que les carottes sont un peu cuites en Champions Cup ?
Non ! C’est sûr qu’avec seulement deux points de bonus, cela va être compliqué, mais on fera les comptes à la fin. En plus, je ne connais pas très exactement le système de qualification maintenant avec ces poules. En revanche, je sais qu’il restera deux matchs à jouer et que c’est intéressant de gagner face à des équipes comme les Harlequins et le Munster.
Revenons au Top 14 avec ce déplacement à Perpignan. Connaissez-vous Aimé-Giral où le CO n’a joué qu’une seule fois depuis 2013 ?
Oui, j’y ai joué d’abord avec Bayonne, et en 2018 quand l’USAP enchaînait les défaites. On y avait gagné avec le CO. Je me souviens d’un match très accroché.
Vous attendez-vous au même genre de match ?
Non ! Cela n’a rien à voir avec 2018 quand il venait de remonter en Top 14. On sait où on va. Chez une équipe qui joue le maintien et qui ne lâche rien à domicile. C’est un match important pour bien revenir à ce Top 14.
Que savez-vous des atouts déployés par l’USAP cette saison ?
Perpignan a des gros porteurs de balles. Ils ont été ciblés. Après, ils jouent très bien avec le ballon. Il y a Jaminet qui a des qualités de relanceur et un bon jeu au pied.. On sait que l’USAP peut se nourrir de nos moindres déchets.
Vous allez jouer le lendemain de Noël, faut-il s’attendre à une ambiance différente ?
C’est un peu particulier, c’est une fête familiale, il est probable que les gens viendront au stade en famille. Nous, on part le 25. C’est agréable de jouer le Boxing Day. On aura fait attention la veille du match pour être en pleine possession de nos moyens.
