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Top 14 – Face au Stade français, l’Aviron bayonnais s’impose sans briller

S’ils ont souffert en première période face au piège stratégique tendu par les Parisiens, les Basques restent néanmoins plus accrochés que jamais au sein du top 6.

On peut penser ce que l’on veut des statistiques. Reste qu’en ce qui concerne l’Aviron, les datas avaient le mérite d’être claires avant le coup d’envoi de ce match : équipe cataloguée joueuse, très joueuse (la seule à rivaliser avec Toulouse au nombre de passes réussies dans toute la saison, imaginez un peu), Bayonne demeurait en revanche un des cancres du championnat en matière de duels aériens, avec seulement 78 % de ballons récupérés dans l’exercice. De quoi offrir, conditions hivernales aidant, un boulevard au Stade français pour préparer son match, en usant et abusant de jeux au pied de pression pour cantonner les Basques dans leur camp, tout en comptant sur un ballon glissant pour faciliter leur défense. Un piège d’autant plus cousu de fil blanc que, depuis le début de la saison, Bayonne est une des équipes qui utilise le moins l’arme du jeu au pied de pression, et fait partie des dernières formations (avec… Paris et le Racing 92) à ne pas avoir encore réussi un 50 : 22 depuis le début de la saison…

La clé de l’occupation

Eh bien, savez-vous quoi ? Quarante minutes durant, les Bayonnais sont tombés en plein dans le piège tendu par les Parisiens, dopés par l’illusion des deux longues séquences qui avaient abouti à l’essai de Carreras (11e). Sauf qu’entre les difficultés connues par leur conquête, et surtout celles de leurs trois-quarts à se transmettre proprement le ballon, les Basques ont déjoué en première période, malgré les suppliques de leur manager les exhortant à « alterner le jeu » davantage. Il fallut ainsi à ces derniers un recadrage dans les vestiaires pour enfin trouver des solutions, en occupant par des jeux au pied longs dans le terrain notamment, cette meilleure occupation permettant au duo Chouzenoux-Capilla de s’illustrer dès la 45e. Mais rien de suffisant, toutefois, pour sortir définitivement les ouailles de Grégory Patat de l’ornière. Fort heureusement, l’Aviron pouvait toujours au moins compter sur son contre en touche pour limiter la casse, ainsi que sur son milieu de terrain pour contrôler défensivement les Parisiens. Le strict minimum, en somme, pour s’assurer une victoire appelée à très vite sombrer dans l’oubli le plus total, mais qui a néanmoins le mérite de maintenir l’Aviron au sein de ce « club des six » où il rêve ouvertement de s’incruster en fin de saison. Et force est de constater, à la simple lecture d’une infirmerie qui finira bien par se vider, qu’il en a largement les moyens. À condition toutefois de tirer les leçons de ce difficile dimanche soir, et d’apprendre à adapter un peu plus rapidement leur jeu aux conditions, si les Basques souhaitent passer l’hiver dans le bon wagon…

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