Le demi de mêlée, remplaçant au coup d’envoi, est entré en jeu et a fait basculer presque à lui tout seul, le destin de la rencontre en faveur des « Rouge et Noir ».
Qu’importe le décor, Antoine Dupont a toujours le rôle du meilleur acteur. Le lundi, star à l’Olympia, le samedi, star à Aguilera. Hier, dans un stade basque bouillant et hostile, il est entré au milieu de la braise et il a volé la lumière. Son équipe était menée de trois points. Cinq minutes plus tard, elle menait de onze. Deux actions ont suffi. Mais rejoignons tout de suite le demi de mêlée international, ce sont les gros qui ont fait du très bon boulot sur les deux actions : « Les connaisseurs savent qu’un demi de mêlée peut s’exprimer s’il a un paquet d’avants qui avance. Sur le premier essai, la mêlée avance très bien et sur le deuxième essai, les gros sont dans l’avancée. Il y a une porte qui s’ouvre et c’est moi qui me retrouve dedans. Si on parle beaucoup du beau jeu des Toulousains, on n’a jamais oublié les fondamentaux. » Finalement, c’est simple comme ça…
On ajoutera deux autres gestes justes à sa partition. Puisqu’il a également apporté dans la gestion du jeu avec son jeu au pied (une touche importante derrière un regroupement dans les cinq dernières minutes). Et en suivant, on le vit également premier au nettoyage d’Arthur Bonneval sur un ruck. Oui Monsieur Dupont sait tout faire. Qu’il soit titulaire ou qu’il entre en cours de jeu. Sans que son ego soit titillé : « On gagne souvent les matchs à 23, ce qui apporte de l’émulation à ce groupe. »
Au final, un temps en danger, le double champion évite le piège et reste invaincu parce que ce match était bien préparé dans les têtes : « On savait où on mettait les pieds. On avait vu cette équipe de Biarritz gagner deux fois à domicile dans des conditions différentes : avec le beau temps contre Bordeaux-Bègles et sous la pluie contre le Racing. On savait donc qu’il fallait venir très costaud ici. Et avec ce succès, le bilan comptable est plus que positif même s’il y a toujours à redire sur le contenu. » Pas sur le vôtre Monsieur Dupont.
