Après la rencontre, l’entraîneur de l’attaque francilienne Frédéric Michalak est revenu sur la nouvelle défaite des siens, la deuxième consécutive. Il ne comprend pas la première période si triste réalisée par son équipe face à Toulouse, à Créteil…
Comment expliquer cette première mi-temps si faible ?
Je ne sais pas. Je ne peux pas expliquer… Pourquoi n’est-on pas rentré dedans ? Pourquoi on n’a pas entamé comme on voulait ? Pourquoi ? (Il soupire) C’est la grande question… On a malgré tout bien réagi, derrière. C’est ce que je veux retenir, je crois. Il y a eu du caractère.
Qu’est-ce qui vous choque dans cette première mi-temps ?
On n’est pas arrivé à mettre la main sur le ballon. On a fait des fautes. Mais dès l’échauffement, on le sentait. On n’était pas dedans… C’était peut-être le stress. Quand on joue Toulouse, on est probablement plus stressé que d’habitude. Je ne sais pas…
Qu’avez-vous vu exactement à l’échauffement ?
J’ai vu dans les attitudes, les regards, les impacts que ce n’était pas bon… Il y a eu deux ou trois phases de défense où j’ai vu que les mecs n’y étaient pas. Ça passait trop facilement. Je le sais parce que je me place en position de numéro 9, à l’échauffement. […] Les joueurs doivent grandir individuellement et collectivement. Ces évènements et ce genre de match y participent nécessairement.
Josua Tuisova a été trop discret, non ?
Sur le peu de ballons qu’il a eus, il a été efficace et a transpercé le rideau adverse. De façon globale, nos trois Fidjiens (Habosi, Naituvi et Tuisova, N.D.L.R.) supersoniques ont été très bons aujourd’hui. […] Je trouve que Josua est bien repositionné au milieu du terrain. C’est son poste. Mais on doit maintenant s’améliorer en conquête et dans d’autres secteurs pour avoir la possession et pouvoir mettre notre jeu en place.
Comment avez-vous jugé la performance de Dan Lancaster à l’ouverture ?
À l’ouverture, on dépend de la performance des avants. Il a donc été bien plus présent en deuxième mi-temps. Lui aussi a besoin de disputer plus de matchs de haut niveau pour monter en puissance. Mais il a fait ce qu’il a pu avec les ballons qu’il a eus.
Comment vous sentez-vous ?
J’étais plus déçu la semaine dernière, après le derby francilien (40-24). Là, je n’en veux pas aux joueurs. Ils ont fait ce qu’il fallait pour réagir. Maintenant, il aurait fallu garder notre avance au score en fin de rencontre… Mais vous savez, c’est dur de jouer face à Toulouse quand on voit l’intensité qu’ils mettent dans les rucks avec un Jack Willis qui a plus de passe-droits que d’autres. Les zones de ruck sont difficiles à arbitrer mais c’est frustrant de voir certaines entrées qui ne se font pas par la porte et empêchent le numéro 9 d’éjecter. Ça devient frustrant de voir comment certains sont arbitrés. Mais il a peut-être une carte spéciale, Willis… (Il s’arrête) Je vais être mauvais. Je ne vais pas parler d’arbitrage.
Allez-vous hausser le ton cette semaine ?
Il y a déjà beaucoup de pression dans ce championnat. Si nous, les coachs, on en met encore plus, les joueurs vont s’effondrer. Nous nous remettons aussi en question chaque semaine parce qu’on est tous dans le même bateau. La coupe d’Europe est le peut-être bon moment pour nous pour repartir sur une nouvelle compétition, un nouveau contexte. Ça peut nous faire du bien.
