Jérôme Cazalbou, le manager du haut niveau du Stade toulousain a fait le point sur la situation du seul sélectionné du Top 14 parmi les Lions, Blair Kinghorn. Il a aussi évoqué le cas de Jack Willis, absent de la liste à la surprise générale.
Le Stade toulousain abrite donc le seul joueur du Top 14 retenu dans le groupe des Lions Britanniques et Irlandais, l’arrière écossais Blair Kinghorn. La sélection supranationale doit jouer son premier match en Australie le 28 juin, mais elle doit aussi disputer un match de préparation le 20 juin contre l’Argentine à Dublin avec potentiellement la participation de Juan Cruz Mallia et de Santiago Chocobares. Le vrai début de la tournée des Lions est prévu le 9 juin avec un stage au Portugal. Jérôme Cazalbou, manager du haut niveau du Stade toulousain nous explique : « Pour Blair Kinghorn, nous allons appliquer l’article 9 de World Rugby sur la mise à disposition des internationaux sous les couleurs des Lions. Le joueur sera libéré le 1er juillet au plus tard en fonction de notre parcours. »
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La finale du Top 14 est prévue le 28 juin et on estime évidemment que le Stade toulousain compte sur son joueur écossais pour décrocher le Bouclier de Brennus. Le premier match des Lions est aussi prévu le 28 juin à Perth contre la Western Force alors que le premier test contre l’Australie est prévu le 19 juillet. World Rugby a donc expressément prévu la date du 1er juillet pour la libération des joueurs sélectionnés. Andy Farrell s’était exprimé ainsi fin mars dans un podcast de la BBC : « Si quelqu’un se qualifie en finale en France, il ne serait disponible qu’à partir de notre troisième match (NDLR : le 5 juillet contre les Waratahs, à Sydney). Comment on gère ça ? C’est une chose dont on va discuter…. Je suis sûr qu’on aura des conversations (avec les clubs français, NDLR). Je ne sais pas, peut-être que les équipes seraient d’accord pour échanger et autoriser des joueurs à venir. »
Visiblement, le cas ne fait pas débat dans les esprits toulousains. Jérôme Cazalbou poursuit : « Pour ce qui est du match entre les Lions et les Pumas, il se situe clairement hors fenêtre internationale. Il doit être l’objet d’un accord de gré à gré entre les clubs et les fédérations, mais ce sont les clubs qui ont la main. Et pour l’instant, nous n’avons pas eu de contacts, ni avec la fédération argentine, ni avec les Lions. J’imagine qu’ils sont conscients de nos priorités. » Il est vrai qu’on n’imagine pas Toulouse se séparer de trois éléments souvent titulaires en pleine phase finale.
Pour Willis, il n’y avait apparemment pas de restriction
Le cas d’un autre joueur attirait l’attention, celui de Jack Willis, brillant troisième ligne anglais de Toulouse. Il n’est pas sélectionné avec l’Angleterre à cause de son exil, mais tout le monde pensait qu’il ferait tout de même partie du voyage des Lions. Il ne figurait pas sur la liste dévoilée jeudi, peut-être victime de la révélation du météore Henry Pollock… ou pas.
Comme les Anglo-Toulonnais, Ribbans, Sinkler, Ludlam ou le Briviste Lawes n’ont pas été non plus sélectionnés, on ne pouvait pas ne pas se poser la question. « Apparemment, il n’y avait aucune restriction à son sujet. Rien n’interdisait au staff des Lions de le sélectionner, nous avons étudié le règlement. Après, peut-être qu’un avenant a été ajouté au niveau des Lions ou de la RFU. Mais je n’ai rien d’autre à ajouter, » reprenait Jérôme Cazalbou qui rappelle que le cas des Lions exilés en France a été légiféré par World Rugby après l’épisode du Gallois Leigh Halfpenny. Celui-ci n’avait pas joué la finale du championnat 2 017 avec Toulon (jouée un 26 mai) pour s’en aller en Nouvelle-Zélande avec les Lions (premier match un 3 juin, premier test un 24 juin). C’était sa volonté de longue date et il l’avait stipulé dans son contrat. Mais cette situation avait causé des bisbilles en l’absence de date expressément prévue par World Rugby. Et Halfpenny qui voulait rester à Toulon et s’était mis d’accord avec Mourad Boudjellal n’avait finalement jamais reçu la prolongation de son contrat.
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Monget
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 18:23
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Joueur restreint ? Quel terme horrible et qui ne veut rien dire !
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GLAB75
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 16:49
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Arrêtons avec Willis. Si un joueur français excellait en Angleterre, il y a fort à parier qu’il passerait aussi après ses compatriotes de France. De plus il est en compétition avec quatre nations et non plus une seule.
Aerys1404
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 17:35
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tu veux des contres exemples de ce que tu dis? Dupuy, Chabal, Bruno, Califano, Frisch….
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Xemais
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 16:38
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Oui 3 titres en 2 ans : il ne doit pas y avoir beaucoup de britanniques à avoir connu ça …!
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Source : Rugbyrama
