Après une série de trois victoires consécutives, les Palois ont vécu un douloureux retour sur terre à Ernest-Wallon qu’il va falloir assumer.
Perdre à Toulouse n’a rien de déshonorant. C’est en tout cas ce que pensait Sébastien Piqueronies jusqu’à l’heure de jeu. Il a ensuite changé d’avis à l’écouter : « Entre nous à 34 à 10 face à une équipe qui est meilleure que nous, c’était bien. Là, j’ai l’impression d’avoir pris une petite secouée, une petite branlée, qui finalement m’agace, avec ce sentiment d’être ridicule. » C’était d’autant plus difficile à digérer que la Section paloise avait réussi une belle entame de match face au vent, se procurant même des réelles opportunités sans parvenir à les convertir. Cela n’a pas pardonné face à une équipe comme le Stade toulousain qui a cette capacité à souffler sur le chateau de carte adverse avec un simple ballon de contre. Les Palois ont malheureusement participé à fragiliser leur édifice en perdant notamment le fil dans le secteur de la touche, en subissant la cadence et en manquant de maîtrise dans le jeu au sol. Cette équation bien connue avait pour résultat une mulitutde d’imprécisions techniques. « C’est la différence entre une équipe construite, stable et de très haut niveau, et une équipe qui essaie de se construire, poursuivait le manager béarnais. Il y a des moments clés qui nous ont été très défavorables et que les Toulousains ont exploités à merveille. On a aussi joué une grosse équipe qui excelle sur le jeu au sol. Et nous, on a été trop faible dans ce secteur, que ce soit dans l’attitude de nos porteurs de balle ou dans la réactivité de nos soutiens. Clairement, aujourd’hui, on n’était pas invités, on était en souffrance. »
L’inquiétude Simmonds
La sortie prématurée de Joe Simmonds, véritable régulateur de cette équipe, n’a pas aussi aidé les Palois. C’était presque même la plus mauvaise nouvelle de la journée pour la Section paloise qui n’hypotéquait pas ses chances d’enfin se payer en fin de saison avec une place en champions Cup, voire en phase finale, en venant à Toulouse. « Il nous reste six belles équipes à affronter, mais ça ne sera pas Toulouse », rappelait Sébastien Piqueronies, mais il serait bon de pouvoir compter sur l’ouvreur anglais. « C’est la même grosse douleur au pied qu’il y a trois semaines. On peut donc penser à une récidive d’une entorse au pied, en espérant qu’il soit opérationnel de la soirée. Si Joe est absent quelques jours, ça ne sera pas trop impactant, si c’est quelques semaines, ça sera une mauvaise nouvelle. » Il faudra donc patienter pour savoir si les Palois ont définitivement régler la lourde addition toulousaine, ou si elle va avoir des conséquences à moyen terme, que ce soit au niveau de la confiance collective après la fin brutale de la dynamique positive, mais aussi au niveau de l’effectif.
LOÏC CRÉDOZ : « Ça fait mal à la tête »
On ne joue pas au rugby pour prendre 50 points mais pour gagner et prendre du plaisir. Nous n’avons pas pris de plaisir donc ça fait mal à la tête. Il faut savoir se relever.
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