Blessé depuis plusieurs semaines, le troisième ligne Pierre Huguet, arrivé de Bayonne lors de la dernière intersaison, va retrouver dimanche le chemin de la compétition. Ironie de l’histoire, c’est à Jean-Dauger où il a joué durant deux saisons qu’il va tenter de remporter une première victoire sous nouvelles couleurs.
Vous avez été absent plusieurs semaines pour cause de blessure, pouviez-vous rêver mieux qu’un retour par un déplacement à Bayonne, votre ancien club ?C’est forcément un match que j’avais coché lorsque le calendrier a été publié, bien avant d’avoir ce petit contretemps physique. Mais ça a été un moteur pour moi durant mon programme de reprise. Je suis donc très heureux de pouvoir reprendre pour ce rendez-vous ?
Est-ce qu’il vous tarde de pouvoir enfin remporter une rencontre sous vos nouvelles couleurs ?C’est vrai que je n’ai pas encore connu le goût de la victoire depuis que je suis à Paris. Après, je suis bien placé pour savoir que nous allons devoir faire face à un contexte particulier à Jean-Dauger. On sait qu’on a un beau challenge à relever, avec beaucoup d’énergie à mettre si on veut espérer quelque chose là-bas. À nous de mettre les bons ingrédients.
Qu’est ce qui rend si particulier ce stade de Jean-Dauger ?C’est un public de connaisseur. Il y a toujours beaucoup d’ambiance, une grosse atmosphère. Les supporters poussent énormément derrière leur équipe, notamment sur les temps forts. Après, nous sommes conscients que si on parvient à inverser la pression et à les mettre sous pression, cette ferveur baisse un peu, de façon logique. Tout reposera sur nos épaules. Mais je confirme que dans le rugby français, Jean-Dauger a une place à part.
Lors de l’entraînement de ce jour, on a entendu la « Pena Baiona ». Est-ce pour mieux se préparer à ce contexte ?C’était peut-être aussi pour nos joueurs étrangers, pour qu’ils prennent conscience de l’endroit où l’on va mettre les pieds. De mon côté, je l’ai vécu de l’intérieur, je suis donc calé. Mais il est évident que c’est un contexte que l’on ne rencontre pas chaque week-end.
Au-delà du contexte, comment appréhendez-vous d’affronter une équipe si performante à domicile ?C’est un challenge particulier. Certaines équipes ont réussi à gagner à Bayonne. À nous de mettre les bons ingrédients pour garder de la continuité. Comme l’a souligné Laurent (Labit), nous sommes plusieurs joueurs à être de retour. Je pense que nous aurons à cœur de montrer que nous avons notre place dans cette équipe. Tout est donc possible.
