S’il y a des améliorations notables (sorties de camp, jeu au pied, conquête, attaque), restent les trous d’air à chasser pour les Vannetais. Pas simple surtout face aux imposants Rochelais.
« L’expérience des derniers matchs nous montre que lorsque l’on est à notre meilleur niveau, on est au niveau de cette compétition. » On ne peut pas donner tort à Jean-Noël Spitzer. Relativement épargné par les blessures, le club breton n’est pas loin d’être le grain de granit dans les crampons des adversaires. Mais le Top 14 est une râpe physique et mentale. Plus qu’une piste pour expliquer et tenter de remédier aux trous d’air qui ont émaillé la majorité des rencontres du RCV. Le coach à la relance : « Si on n’a pas nos meilleurs joueurs sur le terrain, on n’existe pas en Top 14. Il reste à améliorer la stratégie du banc. Là, on commence à être décroché même si j’ai dit aux joueurs que le championnat n’est pas joué, la période du Boxing Day sera déterminante pour nous et après il y aura la phase retour qui peut être positive que si on s’améliore. »
La carte de la stabilité
Si l’attaque est positive (une moyenne d’essais inscrits supérieure à trois par match), la concentration est le chantier, chaque trou d’air se traduisant par une hémorragie de points. Et il n’y a pas de remède miracle, juste un long et lent apprentissage match après match, une lutte contre le temps qui passe par Marcel-Deflandre et un très grand d’Europe. Vannes va donc jouer la carte de la stabilité pour que justement les repères communs s’améliorent encore, tout en incorporant de la fraîcheur (Costossèque ainsi que le régional de l’étape, Camou, natif de La Rochelle ou encore Bresler sur le banc). La Rochelle sera encore un sacré défi pour le promu, d’autant que les Maritimes, qui récupèrent leurs internationaux, seront en préparation du match européen contre Bath et représentent une sacrée force d’usure avec leurs avants massifs. « C’est la recherche de la constance sur quatre-vingt minutes qui doit nous animer, constate Spitzer. L’endurance mentale. On peut faire venir tous les psys du monde, ça ne va pas résoudre le problème, il est lié au rugby. Il faut se confronter à l’obstacle, revivre ces expériences, mais le championnat ne le permet pas, il te demande de gagner. C’est toute la difficulté de ta première accession. »
