Avec un XV de départ remanié et un banc costaud, les Varois sont passés proches d’un tour de force notable à Pierre-Fabre. Mais les motifs de satisfaction, individuels notamment, sont nombreux.
À la 80e minute, lorsque Jules Danglot s’est échappé dans le fermé, le RCT pensait avoir réalisé le coup parfait, samedi soir : s’imposer à Castres, là où seule l’UBB est sortie vainqueur cette saison, tout en ayant procédé à une rotation d’effectif relativement large. Las, la dernière passe de Mickaël Ivaldi a été jugée en-avant – à juste titre – et les Varois ont dû se contenter d’un seul point.
Si l’opération comptable rêvée pour le top 2 ne s’est pas concrétisée, dans le fond, les Toulonnais ont beaucoup gagné à Pierre-Fabre. Son manager, Pierre Mignoni, le premier, lui qui savait ses troupes du jour capables de réaliser une performance de tout premier ordre : « On nous annonçait perdant assez facilement », rappelait, avec un brin de malice, le manager rouge et noir. Son plan avait été finement pensé avec une équipe de départ pleine d’énergie, de jeunesse et un banc mature et puissant en relais.
« Un objectif personnel »
Dans le Tarn, l’ancien demi de mêlée a vu ses convictions renforcées, en sa profondeur d’effectif et en son état d’esprit global : « J’avais dit qu’on avait deux XV assez proches les uns des autres. Sur ce match, les joueurs me donnent raison. Même si tout n’a pas été parfait, je tiens à le souligner. » Le résultat final est là pour le rappeler. Mais individuellement, les satisfactions sont légion, effectivement : Oliver Cowie a prouvé qu’il avait déjà tout ou presque d’un grand, Selevasio Tolofua a rassuré sur sa capacité à retrouver son véritable niveau, le tandem Coulon-Le Corvec a épaté… « Je pense que chacun, sur le terrain, avait un objectif personnel en plus du collectif, reconnaissait Jules Coulon. Chacun a voulu prendre beaucoup de plaisir et montrer ce qu’il pouvait apporter à l’équipe. » L’émulation est en train d’atteindre un niveau plus vu depuis longtemps du côté de Mayol. Une bénédiction en vue des phases finales qui vont débuter ce samedi face aux Saracens, en 8e de finale de Champions Cup : « Pour Pierre, je pense qu’il est plus intéressant d’avoir tout le monde sur le qui-vive, prêt à jouer, à répondre présent », reprend le troisième ligne aile.
À compter de samedi, il faudra encore plus. Pierre Mignoni en est pleinement conscient : « Nous devons apprendre de cette défaite. Il nous faut être plus tueurs. On aurait dû l’être, déjà. Mais on va se servir de cette rencontre pour bien préparer la suite. Car à partir de là, c’est tu gagnes ou tu sors. Il n’y aura plus de joker. »
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