Présent en conférence de presse à la veille de la réception de Toulouse, au Vélodrome, le directeur du rugby du RCT a avoué que les siens devront plus entreprendre, d’un point de vue offensif, pour espérer battre le champion de France en titre, tout juste un mois après l’élimination en Champions Cup (18-21).
Vous étiez très déçu après le revers à Vannes. Comment avez-vous digéré ce moment ?
Pour commencer, avant tout, au nom du club, je présente toutes nos condoléances auprès de la famille de Raisuqe, de ses proches, et du Castres olympique. Nous sommes tous tristes, touchés, comme tout le rugby français. J’ai également une pensée pour toute la communauté fidjienne, dont certains membres sont à Toulon. Nous sommes tous attristés par cette nouvelle. Maintenant, pour revenir sur le sportif, on s’est dit les choses, sans tout remettre en question. Dans ces moments, il faut se dire les choses. J’étais déçu, et avec un peu de colère. C’était la première fois de la saison où l’on a tous été très décevant sur ce que l’on a produit. Ce match ne nous ressemblait pas. Il faut assumer. On l’a fait pendant 15 jours. Maintenant, il faut passer à autre chose. Les signaux sont positifs à l’entraînement. Nous avons aussi analysé le pourquoi du comment. Dans ces moments, quand tu es dans notre position et celle de Vannes qui jouait sa vie, il faut assumer. On n’a pas assumé. Une fois qu’on a dit ça, il faut assumer ce que l’on a fait. Désormais, il faut basculer sur le positif. Il y a eu du positif depuis le début de la saison. On ne peut pas remettre huit ou neuf mois de saison à cause d’un accident. Il faut en revanche le pointer. Je pensais qu’on avait progressé sur ce secteur, et c’est pour ça que j’étais déçu.
Le moral de votre troupe a-t-il été touché ?
Le moral est bon, il est tourné vers le match de demain. C’est un grand match, dans un stade qui va être plein. Ça sera le record du Vélodrome dans l’ensemble des sports. Ça montre bien que les deux clubs sont attractifs. Toulouse n’y est pas pour rien. L’ensemble de la région s’est aussi mobilisé au travers de notre équipe. C’est un match à enjeu pour les deux équipes, voire un peu plus pour nous. Si tu n’es pas galvanisé par cet événement, tu n’as rien à faire là. Il va falloir qu’on produise. Je sais qu’on va être là, je n’en doute pas. Il faudra du contenu. Pour battre Toulouse, il faudra être précis.
Vous retrouvez Toulouse, peu de temps après le revers en quart de finale. Qu’est-ce que cela change ?
En termes de préparation, ça a été court et plus simple. Maintenant, ce n’est pas un match à élimination directe et ce n’est pas une revanche. C’est un match important où l’on peut se servir de ce quart. Il a manqué des choses dans ce quart. J’ai envie de voir nos progrès. On doit faire mieux les choses. On doit avoir plus d’ambition dans le jeu pour battre Toulouse. On a bien analysé notre défaite. Ce sont des matchs où tu n’as pas beaucoup d’opportunités, mais il faut les saisir et les prendre. Sur les turnovers, on s’est un peu trop débarrassé des ballons. On a eu trop peu de munitions. Il y a des regrets par rapport à ça. Il n’y a pas que ça, parce qu’il y a aussi eu des choses positives.
Cette grande déception continentale a-t-elle été totalement digérée ?
Il faut être réaliste et honnête : ce quart de finale perdu face à Toulouse a fait mal à la tête. Je le savais. Je pensais qu’on le paierait sur Clermont. On a su passer entre les gouttes. On a payé cash, mentalement, à Vannes. Une fois qu’on a dit ça, on a eu 15 jours. J’espère que, demain, ça sera un nouveau départ sur le contenu.
Est-ce uniquement mental ? On sent l’équipe qui est peut-être dans le dur physiquement…
Il faut assumer ce que l’on n’a pas assumé. On n’a pas d’excuse sur ça. Si on avait gagné ce quart, on aurait joué cette demi-finale (rires). Ça aurait été différent. Ça a eu surtout un impact mental. Mais vous savez, il y a des joueurs qui ne perdent jamais ces matchs parce qu’ils ne les jouent jamais (rires). On doit analyser pourquoi, pour se soulager, pour comprendre. Il faut aussi avoir l’habitude de jouer ces matchs, de les gagner certes, mais aussi de les perdre. On apprend. Il faut comprendre et pour ça tu prends des coups. Toulouse a aussi perdu des matchs comme. Cette équipe ne gagne pas chaque année. Ils n’ont pas gagné tous les deux titres pendant 10 ans. Toulouse a appris à perdre. Je parle de cette équipe parce qu’elle a beaucoup appris. Nous, nous sommes là pour le moment. En trois saisons, on a joué que quatre matchs de ce niveau. Il faut acquérir de l’expérience collective dans la souffrance.
Toulouse sort d’une grande désillusion. Est-ce que ce n’est pas le pire moment pour les jouer ?
Honnêtement, il n’y a jamais de bonnes nouvelles quand tu joues le Stade Toulousain. Ils ont deux à trois équipes. Ils ont un groupe très fort. C’est ce que l’on voit de l’extérieur. C’est une équipe avec des compétiteurs ! J’ai lu aussi qu’il avait exprimé ce que vous évoquez dans la presse. Nous, on va se mettre face à eux et on va combattre pour notre cause. Ils ont vécu quelque chose la semaine dernière, comme nous, il y a quelque temps. C’est une équipe qui a beaucoup gagné, mais qui a aussi perdu. Pour l’instant, nous, on a eu du mal à rebondir. Ils vont peut-être le faire plus rapidement que nous. Ils seront présents et en forme. Quant à nous, on veut les battre. C’est une équipe qui est dure à battre. On doit bien faire les choses. Et surtout, nous devons éviter de faire des choses. Il y a des choses simples à fare. Il faut le faire sur le terrain. Il faut être prêt à le faire.
Villière n’a plus joué depuis sa faute de main contre Toulouse. Comment le sentez-vous ?
Gabin a été affecté. Quand tu fais une erreur, qui peut paraître te coûter le match… (Il fait une pause) Il faut juste te dire que tu ne le perds pas là. On aurait pu faire les choses un peu mieux. C’est un fait de jeu qui peut te donner cette impression, mais non ! On s’est mis dans un « bordel » avant. Toulouse a su saisir l’opportunité. Ce n’est pas cette action qui fait perdre. Pour revenir à votre question, Gabin devait se régénérer. Il était affecté. Il va jouer demain. C’est un bon match pour lui. Il a des superpouvoirs. Il est tellement généreux. Il faut qu’il joue ce jeu-là. Il ne doit pas surjouer. Il ne doit pas se rattraper. Ça serait une erreur.
Voir les commentaires
Envie de donner votre avis ?
(5 commentaires)
J’ai déjà un compte
Je me connecte
Je n’ai pas de compte
Je m’inscris gratuitement
Une erreur est survenue.
Vous souhaitez suivre ce fil de discussion ?
Suivre ce fil
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous.
S’abonner
Lire la charte de modération
Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?
Oui, je veux suivre les réponses
Non, ça ne m’intéresse pas
Les commentaires (5)
Ovale53
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 18:23
Signaler un abus
Ollivon,Frisch,Jaminet,Ribban , absents à Toulon sont aussi des titulaires indiscutables et Sinckler qui revient de blessure.
C’est le lot de tous les clubs mais certains ont plus de solutions que d’autres pour diverses raisons !
ZubLeLarade
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 23:42
Signaler un abus
Un budget 50 % supérieur par exemple.
Nestid
Il y a 21 heures
Le 10/05/2025 à 11:56
Signaler un abus
Encore une fois, ne pas confondre budget et masse salariale. Pour rappel, le RCT a 38 contrats pro, le ST 35, la différence d’effectif se fait au niveau de l’utilisation (efficace) des espoir.
Répondre
MaurentLarty
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 13:08
Signaler un abus
Toulouse à entre 2 et 6 équipes blablabla… , de Bru à Mignoni comment annoncer qu’en cas de défaite ce n’est pas de leur faute s’ils perdent contre le ST. On a bien vu ce week end que l’équipe 1 de Toulouse est bien absente et qu’elle n’est pas 36 000 équipes.
Jouezla9
Il y a 1 jour
Le 09/05/2025 à 16:07
Signaler un abus
Le problème avec les amateurs de rugby comme vous c’est que vous faites une généralité à partir d’un seul match . À ce compte- là , si on suit votre raisonnement, on aurait pu conclure que face à la Rochelle, l’ UBB était une nullité absolue vu que vous vous êtes laissés prendre un peu partout sur tous les secteurs…On a bien vu que ce n’était pas le cas en demi de Cup . ( Sauf qu’ on peut dire aussi que le Stade ne vous a pas opposé la belle résistance de LR donc si on est simpliste , on peut dire que face au rugby rentre dedans, pour l’heure, vous n’existez pas. )
Ensuite, de quelle équipe 1 du Stade vous parlez ? Sans Ramos Ntamack sur 2 jambes et Dupont ( voire Arnold), il n’y a pas d’équipe 1 mais une énième variante [j’ajoute que même si ça vous les arrache , Ntamack sur 2 pieds est le co-artisan de l’ animation des 3 titres de champion de France 2021 2023 ( là il est carrément celui qui donne la victoire…) 2024 et des 2 Cups 2021 et 2024 . Donc l’équipe 1 est amputée d’ un 2nde ligne premium canal historique et de 3 de ses joueurs arrières déterminants donc on comprend que vous avez hâte de la laminer l’ équipe 1 , pour laver l’ humiliation de la finale 2024, sauf qu’ il va falloir patienter encore quelques temps . Cest précisément ce que Matthieu Jalibert, qui est un garçon fair play et intelligent, à dit à la fin de la demie….
Cela dit, l’ absence du 4 9 10 15 titulaires ancestraux, n’enlève rien à la légitime, juste et intelligente victoire de l’Ubb en demie de Cup et personne ne la conteste .
Sinon, il y a bien plusieurs équipes au Stade qui lui ont permis en l’ absence de TOUS les internationaux ( Tournée automne et Tournoi ) puis de Ntamack ( blessures) et Dupont ( Vacances JO, tournee tournoi et… blessure) d’être n°1 au classement , +10 points devant… le n°2.
Ça c’est pas simpliste, c’est factuel.
Maintenant , l’avenir est à écrire. Et pour Le Stade amputé de Ramos Dupont Ntamack Arnold . Et pour l’UBB et/ou Toulon.
Répondre
Signaler un abus
Source : Rugbyrama
