Le demi de mêlée star et son binôme à l’ouverture ne participent pas, en cette année 2024, à la traditionnelle compétition européenne. Leur absence, si elle est loin d’être la seule raison, a pesé lors de la déroute contre l’Irlande vendredi 2 février à Marseille lors de la première journée (38-17).
L’un est blessé, l’autre les yeux rivés vers les anneaux olympiques. Romain Ntamack et Antoine Dupont ne participent pas, en cette année 2024, à l’édition du Tournoi des 6 Nations de rugby. Les deux membres de la charnière du Stade Toulousain sont remplacés en bleu par un binôme 100% Union Bordeaux-Bègles, Matthieu Jalibert et Maxime Lucu.
Deux hommes aguerris, et qui se connaissent bien. Mais la dure réalité l’a voulu : vendredi 2 février, alors qu’ils étaient tous les deux à la baguette du jeu français contre l’Irlande (1ère journée du Tournoi), les joueurs du XV du Trèfle sont venus s’imposer avec autorité à Marseille (38-17). La charnière a été en difficulté, comme l’ensemble des secteurs de jeu.
L’absence du tandem Dupont-Ntamack a forcément pesé. C’est l’association préférée du sélectionneur Fabien Galthié, qui les a titularisés à 27 reprises depuis sa prise de fonction en 2019, et avec laquelle il a conquis le Grand Chelem 2022.
Et les chiffres sont têtus : avec eux, sous l’ère Galthié, le XV de France a remporté 86% de ses rencontres. Quand ils ne sont pas là, ce taux tombe à 71%. « Évidemment que ça a un impact dans le jeu français » analyse l’ancien Bleu Yann Delaigue (20 sélections, 1994-2005) dans les colonnes du journal L’Equipe. « On parle du meilleur joueur du monde et d’un autre qui est peut-être le meilleur à son poste. Lorsque deux joueurs de ce niveau ne sont pas sur le terrain, ils te manquent. »
Tout en reconnaissant que « Dupont, Ntamack, Lucu et Jalibert sont tous les quatre des joueurs qui excellent avec le ballon. C’est dans leur ADN. » Les observateurs s’accordent à dire que le XV de France aurait peut-être aussi perdu la rencontre si les numéros 9 et 10 du Stade Toulousain avaient été présents.
C’est notamment le cas de l’ex-demi de mêlée international Dimitri Yachvili : « À la charnière, on dépend beaucoup de la performance du paquet d’avants » avance-t-il, également dans L’Equipe. « Et vendredi soir, on était dominé. Je ne pense pas que Dupont et Ntamack auraient suffi pour battre les Irlandais. En face, Sexton ne jouait pas et ça ne les a pas empêchés de marquer cinq essais. »
